Afrique : Les femmes évaluent les progrès réalisés depuis la conférence de Pékin en 1995
Pour mieux préparer celle de mars 2010 à New-York
Banjul, 17 novembre 2009 (Apic) Les femmes africaines ont entamé hier lundi 16 novembre 2009 à Banjul, en Gambie, les travaux de leur 8e conférence régionale destinée à préparer la Conférence mondiale sur Beijing +15, qui sera organisée en mars 2010 par l’ONU, à son siège à New-York. La conférence mondiale sur les femmes de Beijing (Pékin), en Chine, a eu lieu en 1995, après la Conférence internationale sur population et développement (CIPD) de 1994, au Caire.
La conférence mondiale sur les femmes de Beijing (Pékin), en Chine, a eu lieu en 1995, après la Conférence internationale sur population et développement (CIPD) avait permis de lancer un programme d’action pour les femmes dans le monde. Composé de douze domaines prioritaires, il est considéré comme un «instrument majeur» pour traiter des inégalités entre les sexes et la promotion des femmes. Ce qui donne de «l’importance» de son évaluation à mi-parcours en Afrique, à Banjul autour du thème : «De l’engagement à l’action».
La conférence de Banjul va durer cinq jours (16-20 novembre) pendant lesquels les participants, venus de tous les pays d’Afrique, examineront et évaluation le processus d’application du programme d’action de Beijing, 15 ans après son adoption.
Selon l’Agence de presse sénégalaise (APS), les travaux seront également axés sur les manquements et les obstacles liés au programme, ainsi que les défis à relever par les états africains pour la promotion des femmes.
La CEA (Commission économique de l’ONU pour l’Afrique) présentera aux assises, un rapport établi à partir des réponses fournies par les états membres à un questionnaire qui leur avait été transmis.
Il y aura aussi, le recensement des douze domaines «critiques» sur lesquels l’Afrique doit mettre l’accent lors des cinq prochaines années. Un consensus sur les domaines prioritaires en matière d’égalité des sexes en Afrique et sur la voie à suivre pendant les cinq années à venir, sera aussi recherché.
Les communautés économiques régionales, telles que la Communauté économique des états de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), la communauté économique des états d’Afrique centrale (CEMAC), les organisations de la société civile, de l’ONU, les organisations intergouvernementales et le Comité Femmes et développement seront tous représentés à la conférence.
Rencontre majeure pour les femmes
Pour la CEA, la conférence régionale de Banjul est une rencontre «majeure sur les femmes». Elle se tient au lendemain d’une conférence régionale africaine d’évaluation de la CIPD + 15, organisée à Addis-Abeba, au début du mois d’octobre 2009. Au cours de cette conférence, les progrès réalisés dans la mise en œuvre du Programme d’action de la Conférence internationale du Caire sur la population et le développement de 1994 ont été évalués. L’accent a aussi été mis sur la nécessité «impérative» d’accélérer les mesures en faveur de l’égalité des sexes, de l’autonomisation effective des femmes et de la promotion des droits fondamentaux de ces dernières en Afrique.
L’un des points forts de la conférence de Banjul sera le lancement, par la CEA, de son rapport 2009 sur les femmes en Afrique, 2009. Une publication «phare» de la Commission, consacrée à la problématique homme-femme en Afrique. Cette édition 2009 qui est «unique», est axée sur l’utilisation d’un outil propre à l’Afrique récemment mis au point par la CEA. Il s’agit de l’Indicateur du développement et des inégalités entre les sexes en Afrique (IDISA). Il vise à accroître la capacité des pays africains d’évaluer leur bilan, s’agissant de la concrétisation des engagements mondiaux et régionaux et de l’application des instruments de promotion de la femme.
Près d’une trentaine de ministres africains chargés des questions de parité et des participants de haut niveau originaires de plus de 43 pays africains, ainsi que des représentants des parties prenantes les plus diverses, notamment les organisations régionales et internationales, et des représentants de la société civile. (apic/ibc/js)



