Espagne: La Rose d'argent de Saint-Nicolas 2014 remise à la ville d'Elche
Pour son «Misteri d’Elx», déclaré par l’UNESCO patrimoine culturel immatériel de l’humanité
Elche/Fribourg, 18 août 2014 (Apic) Le Prix de la «Rose d’argent de Saint-Nicolas», créé par l’Institut d’études oecuméniques (ISO) de l’Université de Fribourg et l’Institut des Eglises orientales à Ratisbonne, a été remis, le 15 août 2014, à la ville d’Elche, au sud-est de l’Espagne, pour son «Mystère d’Elche» (Misteri d’Elx). Il s’agit d’une représentation de l’assomption de la Vierge Marie au ciel, donnée dans la basilique de la ville.
La maire, Mercedes Alonso García, a reçu le prix au nom de la ville, a indiqué l’Université de Fribourg dans un communiqué du 17 août.
La Rose d’argent de Saint-Nicolas, remise pour la septième fois, a honoré la ville de la Communauté autonome valencienne pour avoir maintenu et cultivé le «Misteri d’Elx». Le caractère unique de cette tradition a été reconnu en 2001 par l’UNESCO, qui a déclaré le Mystère «chef-d’œuvre de l’héritage mondiale oral et immatériel de la culture de l’humanité». Au moment où des représentations semblables dans des églises étaient interdites après le Concile de Trente, les citoyens d’Elche ont demandé et reçu en 1632 du pape Urbain VIII le privilège de continuer leur tradition. De telle manière, la continuité avec les racines médiévales a été maintenue sans interruption. L’origine de la tradition remonte au XIIIème ou XIVème siècle. A la base des textes se trouve la Légende dorée de Jacques de Voragine, qui offre une synthèse paléochrétienne des traditions concernant l’assomption de la Vierge Marie. La chorale grégorienne et les éléments de la liturgie mozarabe sont musicalement enrichis par les compositions polyphoniques de la renaissance et du baroque. Les acteurs du Mystère ne sont pas des chanteurs professionnels, mais uniquement des citoyens d’Elche. Marie et les anges sont chantés par des garçons de la ville dont la voix n’a pas encore mué.
Encadré
Les années précédentes, les lauréats du Prix de la «Rose d’argent de Saint Nicolas» étaient le métropolite Cyrille de Smolensk et Kaliningrad (2006), l’Abbesse Josefina, du monastère orthodoxe roumain de Varatec (2007), Mgr Eleuterio Fortino, sous-secrétaire du Conseil Pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens au Vatican (2008), le patriarche arménien Mesrob Mutafyan, 84e patriarche des Arméniens à Istanbul (2009), la pasteur et professeur évangélique luthérienne Fairy von Lilienfeld à Erlangen/Allemagne (2010), et Mgr Antonio Mennini, nonce apostolique à Moscou puis à Londres (2011).
(apic/com/rz)



