Neuchâtel: Les Eglises cherchent des solutions à la crise financière

Pourquoi ne pas facturer les baptêmes, mariages et enterrements?

Neuchâtel, 5 décembre 2010 (Apic) Les Eglises neuchâteloises, dans le besoin depuis que Philip Morris a décidé de stopper sa contribution, envisagent de répercuter le coût des cérémonies sur les fidèles. C’est une solution qu’a lancée Sylvie Perrinjaquet, présidente de la Fédération catholique du canton de Neuchâtel, dans le journal Le Matin Dimanche du 5 décembre.

Facturer les baptêmes, mariages et enterrements? «Il s’agit de lancer le débat, justifie Sylvie Perrinjaquet. Le but est que les gens aient conscience que les services de l’Eglise ont un prix. Il faut savoir que dans le canton de Neuchâtel, qui avec celui de Genève est le seul de Suisse où la contribution ecclésiastique est facultative, les catholiques, majoritaires, ne paient pas assez.»

Faire payer les cérémonies ne suffirait pas à sauver les finances des trois Eglises reconnues du canton (réformée, catholique romaine et catholique chrétienne), tempère dans Le Matin Dimanche Gabriel Bader, président du Conseil synodal de l’Eglise réformée évangélique: «Ces services ne représentent que 8% de notre budget. De plus, cela créerait une inégalité. A 2’500 fr. la cérémonie, certaines personnes pourraient se marier et d’autres pas. L’essentiel du budget est consacré aux activités publiques.»

En clair, les visites dans les hôpitaux, dans les prisons, l’aumônerie pour les gens marginalisés, et des services comme le Centre social protestant ou Caritas, sont menacés si le trou laissé par Philip Morris n’est pas comblé. Gabriel Bader propose toutefois d’étudier des voies intermédiaires: «On pourrait envisager que la partie des services publics puisse être comprise dans l’impôt cantonal, ou dans une contribution de solidarité.» (apic/lematin/bb)

5 décembre 2010 | 15:29
par webmaster@kath.ch
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