Premier congrès sur la nouvelle évangélisation

Rome: Le Vatican entend donner une grande «visibilité» à la nouvelle évangélisation

Rome, 14 octobre 2011 (Apic) La rencontre entre Benoît XVI et les nouveaux évangélisateurs organisée le 16 octobre 2011 au Vatican permettra de «donner un signe de visibilité à la nouvelle évangélisation», a déclaré le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation à l’agence I.MEDIA.

Cette rencontre «a pour but de donner un signe de visibilité à la nouvelle évangélisation à travers les nouveaux évangélisateurs, de sorte que des mouvements et des communautés qui ne se connaissent pas forcément, d’importance diverse numériquement, vont pour la première fois se rencontrer au même endroit», a expliqué le Père Didier Duverne, collaborateur du président du dicastère, Mgr Rino Fisichella. Des mouvements bien implantés, historiques, tels que la Communauté de l’Emmanuel ou le mouvement italien Communion et Libération vont rencontrer d’autres réalités plus modestes et récentes, comme le Festival ’Annuncio’ pour la France, ainsi que les délégués de nombreuses conférences épiscopales.

Le congrès du 15 octobre, suivi de la messe célébrée le lendemain par Benoît XVI, «répond à une grande attente de la part du peuple chrétien, en particulier des mouvements, qui se sont manifestés d’eux-mêmes pour participer à cette initiative». Mais c’est surtout «dans la perspective du Synode des évêques sur la nouvelle évangélisation (d’octobre 2012, ndlr) que ce week-end a lieu». «Ce qui va sortir du congrès servira de matériel pour le synode», a indiqué le prêtre français.

Entre-temps aura lieu le deuxième grand projet du dicastère, à savoir la Mission métropole, qui concernera douze grandes villes européennes pendant le Carême 2012, afin de «donner un signe en commun d’une nouvelle évangélisation déjà en cours». Une initiative complémentaire au «Parvis des Gentils» lancé par le Conseil pontifical de la culture. Cette manifestation «se veut comme une interface culturelle entre les catholiques et l’incroyance, précise le père Duverne, tandis que la Mission métropole s’adresse aux baptisés affadis et tièdes dont on cherche à réveiller la foi en favorisant la prise de conscience d’une identité chrétienne forte et d’une appartenance à une communauté chrétienne qu’est l’Eglise».

Encadré:

De Vatican II à Nowa Huta

La notion de «nouvelle évangélisation» a fait son apparition après le Concile Vatican II (1962-1965). Paul VI, dès la fin du Synode des évêques en octobre 1974 et dans son Exhortation apostolique Evangelii Nuntiandi, en décembre 1975, annonçait des «temps nouveaux pour l’évangélisation». «Les conditions de la société nous obligent à réviser les méthodes, à chercher par tous les moyens, à étudier comment faire arriver à l’homme moderne le message chrétien», écrivait le pape.

C’est quatre ans plus tard, alors qu’il effectuait son premier voyage en Pologne, que Jean-Paul II a employé de manière explicite l’expression «nouvelle évangélisation». Ce 9 juin 1979, à Nowa Huta, il affirmait: «Au seuil du nouveau millénaire, une nouvelle évangélisation est commencée, comme s’il s’agissait d’une deuxième annonce, bien qu’en réalité ce soit toujours la même».

Déjà, lors du Concile Vatican II, le décret Ad gentes sur l’activité missionnaire de l’Eglise rappelait que l’évangélisation n’était pas la spécialité des seuls missionnaires attitrés, mais qu’elle engageait tous les laïcs. (apic/imedia/cp/amc)

14 octobre 2011 | 15:30
par webmaster@kath.ch
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