Suisse: Nouveau site internet de l’Eglise catholique chrétienne de Suisse (ECC)

Première Lettre pastorale de l’évêque Harald Rein

Genève, 25 mars 2010 (Apic) L’Eglise catholique chrétienne de Suisse (ECC) a un nouveau portail pour la Suisse romande, à l’adresse www.catholique-chretien.ch. (*) Nouvelle présentation, nouvelle mise en page et nouveau contenu. On y trouve les infos de l’ECC, mais également «Présence», le mensuel édité par le comité romand de l’ECC, les horaires de culte en Suisse romande, etc. Les paroisses romandes ont maintenant un accès direct pour annoncer leurs activités et événements.

Dans le dernier numéro de «Présence», daté de février 2010, on peut lire la première Lettre pastorale de l’évêque Harald Rein, le nouvel évêque de l’Eglise catholique chrétienne de Suisse ordonné le 12 septembre dernier à Zürich. Cette lettre pour le temps de carême s’intitule «Quo vadis ? Où vas-tu ?» et a été envoyée aux paroisses catholiques chrétiennes de la Suisse et aux catholiques chrétiens de la diaspora.

L’évêque Harald Rein y décrit sans complaisance la situation actuelle de son Eglise qu’il confronte au «rêve» catholique chrétien, «quand elle a été créée respectivement en 1874 et 1876». A cette époque, «l’Eglise catholique romaine ne nous attribuait qu’une survie d’à peine une génération. Or nous existons toujours. Dieu a besoin de nous, malgré le fait que nous soyons apparemment à bout de souffle compte tenu du petit nombre de nos membres», qui sont aujourd’hui 13’000 en Suisse.

La situation de l’Eglise catholique chrétienne est devenue très difficile

«Nous sommes convaincus du rôle que notre Eglise doit jouer. Sa situation est malgré

tout devenue très difficile – comme d’ailleurs celle de la plupart des Eglises d’Europe occidentale. De nombreux laïcs et ecclésiastiques trouvent frustrant d’être constamment confrontés avec cette petitesse, la diminution de nos membres et les problèmes financiers».

Et l’évêque de poursuivre: «Dans un certain sens, nous sommes prisonniers de notre propre système. Au fond, nous souhaitons que le nombre de nos membres augmente mais sans changer notre manière d’être, sous la devise: ’Nous ne faisons pas de mission parce que nous sommes une Eglise reconnue bien bourgeoise. Finalement nos frères catholiques romains devraient s’approcher de nous tout seuls, s’ils lisent nos brochures, en particulier à cause de l’infaillibilité, du primat de juridiction du pape et de l’ordination des femmes!’».

La «petitesse» de l’Eglise catholique chrétienne, à la fois une chance et un handicap

Mgr Harald Rein constate la «petitesse» de son Eglise, qui est pour lui à la fois une chance puisqu’elle lui permet d’être une Eglise à taille humaine – mais aussi un handicap, puisqu’elle la fragilise dans ses moyens matériels et que les questions de personnes tendent à devenir prédominantes. A propos d’œcuménisme, l’évêque catholique chrétien constate que «ce n’est plus l’Eglise sœur catholique romaine qui est notre ’ennemi’, mais le monde et l’absence de foi.»

«C’est là que se situe notre possibilité de grandir, poursuit-il. Cela n’exclut évidemment pas que des chrétiennes et des chrétiens d’autres Eglises ’entrent’ de leur propre gré dans notre Eglise. Mais cela se situe sur un autre plan et doit être réglé dans un esprit de fraternité oecuménique. C’est la raison pour laquelle je souhaiterais intensifier la communauté ecclésiale avec les anglicans et institutionnaliser la communion ecclésiale obtenue au plan des commissions avec les Eglises orthodoxes et l’Eglise catholique romaine».

A ce propos, il note que le choix de ce thème pour sa première lettre pastorale a son origine dans le fait d’avoir provoqué, lors de son entrée en fonction, de fortes émotions auprès de nombreux membres de son Eglise en évoquant l’idée d’un «rapprochement vers l’Eglise catholique romaine» et en exprimant le souhait d’une augmentation de son Eglise à 20’000 membres.

Les espoirs de réunification suscités par le Concile Vatican II sont retombés

L’évêque Harald Rein relève que le Concile Vatican II entre 1962 et 1965 a éveillé des deux côtés de grands espoirs. «Ainsi notre petite Eglise, soeur ’dissidente’, est subitement devenue ’l’avant-garde’ de l’Eglise catholique (romaine). Une réunification semblait tangible. L’euphorie est malheureusement rapidement retombée. Après de longues délibérations, un dialogue catholique romain – vieux-catholique a finalement eu lieu au plan mondial. Il a été conclu avec succès en été 2009. Mon interprétation personnelle sur la proposition formulée par la Commission ecclésiale est la suivante: L’Eglise catholique romaine et les Eglises vieilles catholiques se reconnaissent pleinement comme Eglises catholiques soeurs (communauté ecclésiale). Elles règlent leurs multiples relations (comme par exemple les conversions d’une Eglise à l’autre) de manière fraternelle et dans la confiance mutuelle». L’évêque de l’Eglise catholique chrétienne de Suisse estime finalement que pour différentes raisons, une union n’est pour l’instant pas possible, en particulier à cause de l’ordination des femmes déjà introduite dans cette Eglise, le droit d’élection de l’évêque par le peuple et «les dogmes contestés concernant le pape». JB/Com

(*) Pour la le site en allemand, voir: www.christkath.ch (apic/com/be)

25 mars 2010 | 11:14
par webmaster@kath.ch
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