République démocratique du Congo: Appel à la paix du cardinal Laurent Monsengwo
Première messe pour le prélat coiffé de la barrette cardinalice
Kinshasa, 7 décembre 2010 (Apic) Le cardinal Laurent Monsengwo a invité les belligérants de l’est du pays à déposer les armes, le 5 décembre, à l’occasion de sa première messe célébrée depuis qu’il a reçu la barrette cardinalice.
Le cardinal Laurent Monsengwo, prélat congolais et archevêque de Kinshasa, a lancé un message en faveur de la paix, de la justice et de la réconciliation, devant plus de 80’000 chrétiens, dont le président Joseph Kabila. Il s’exprimait au stade des Martyrs, à Kinshasa, lors de sa messe d’accueil en tant que cardinal.
«Le pape nous demande à tous d’employer toutes les voies du droit national et international pour mettre fin à la guerre au Congo, en général, et singulièrement à l’est du pays», a-t-il déclaré, selon le journal catholique français «La Croix». Et de s’exclamer, au sujet des méfaits des milices dans l’est du territoire congolais: «Point n’est besoin de tuer tant d’hommes et de femmes. Point n’est besoin de tant de violences innommables pour se faire de l’argent. C’est de l’argent criminel.»
Le prélat a également rappelé que «le pouvoir de l’autorité n’a de sens que s’il est au service du peuple», selon l’agence de presse catholique Dia. Une déclaration qui sonne comme un avertissement, alors que la République démocratique du Congo (RDC) devrait connaître ses prochaines élections présidentielles le 27 novembre 2011.
Mgr Laurent Monsengwo a été élevé à la dignité de cardinal par Benoît XVI lors du Consistoire public du 20 et 21 novembre. Il est le troisième cardinal de la République démocratique du Congo, après les cardinaux Joseph-Albert Malula (1917-1989) et Frédéric Etsou (1930-2007).
Conflits à l’est de la République démocratique du Congo
D’après «La Croix», plusieurs groupes armés – dont les rebelles rwandais hutus des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) – servissent dans l’est du pays. En conflit ouvert avec les Forces armées de la RDC, les milices commettent des exactions récurrentes sur les populations locales. Le pays est par ailleurs sous le coup de sanctions, de la part du Conseil de sécurité des Nations unies, destinées à soutenir les institutions de la RDC contre les groupes armés. (apic/La Croix/Dia/amc)




