Pretoria: Les évêques d’Afrique australe dénoncent le «terrorisme d’état» au Zimbabwe
Halte aux intimidations, à la violence et à la torture
Pretoria, 16 mai (Apic) Les évêques d’Afrique australe dénoncent le «terrorisme d’état» au Zimbabwe. Ils appellent à la fin de la violence organisée dans le pays. Le second tour de l’élection présidentielle, fixé au 21 juillet, ne sera pas possible sans l’arrêt «immédiat» des intimidations, de la violence et la torture, ainsi que sans le déploiement d’observateurs électoraux internationaux, ont-ils estimé.
Dans une déclaration rapportée par l’agence «Service d’information catholique pour l’Afrique» (CISCA), basée à Nairobi, le président de la Conférence des évêques catholiques d’Afrique australe, Mgr Buti Tlhagale Omi, a indiqué que le contexte actuel n’est pas favorable à un scrutin libre et équitable pour le deuxième tour.
Mgr Omi et le cardinal Wilfrid Napier, archevêque de Durban, s’étaient rendus récemment au Zimbabwe où ils ont recueilli des témoignages sur les intimidations, la violence et la torture. Les victimes accusent des agents des forces armées, de la police, ainsi que les vétérans de la guerre d’indépendance, des jeunes, et miliciens proches du pouvoir d’être les auteurs de ces violences.
Le règne de la terreur
Selon les deux responsables catholiques, les violations des droits de l’homme sont pratiquées non seulement sur les personnes soupçonnées d’avoir voté en faveur de l’opposition, mais aussi sur ceux qui ont aidé le processus électoral. «Ce règne de la terreur» a fait beaucoup de morts, d’agressions physiques, et vols dans les familles, les foyers et les communautés. La dignité humaine doit être respectée pour toute personne, indépendamment de son appartenance politique, a souligné notamment le président de la conférence. Il a appelé tous les partis politiques du Zimbabwe à demander à leurs militants et sympathisants, de mettre fin à cette «horreur».
Mgr Tlhagale a réclamé une élection «libre et équitable», et l’envoi immédiat d’observateurs électoraux internationaux, pour préparer le second tour de la présidentielle, fixé par le gouvernement zimbabwéen au 21 juillet. Il a invité les Zimbabwéens à se souvenir de l’appel lancé par la société civile, lors du premier tour, le 29 mars dernier, à travers un document intitulé: «Le Zimbabwe nous voulons!», et de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour rétablir le Zimbabwe «dans la famille des nations». (apic/ibc/bb)



