Rome: Le voyage du pape en Terre Sainte au menu de son entretien avec Benyamin Netanyahou
Processus de paix et accord juridico-financier également discutés
Rome, 2 décembre 2013 (Apic) La visite au Vatican du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, le 2 décembre 2013, a été l’occasion d’évoquer le projet de «pèlerinage» du pape François en Terre Sainte. C’est ce qu’a indiqué peu après le Bureau de presse du Saint-Siège, précisant qu’il avait aussi été question du processus de paix israélo-palestinien et de l’accord juridico-financier entre le Saint-Siège et Jérusalem.
Le Premier ministre Benyamin Netanyahou, qui était déjà venu à Rome en octobre dernier, sans finalement avoir rencontré le pontife, a été reçu au Vatican par le pape puis par le secrétaire d’Etat du Saint-Siège, Mgr Pietro Parolin. Le «projet de pèlerinage du pape en Terre Sainte» a notamment été abordé, de même que certaines questions concernant les relations entre les autorités et les communautés catholiques locales, ainsi qu’entre l’Etat d’Israël et le Saint-Siège, «avec le souhait d’une conclusion rapide de l’accord, depuis longtemps en préparation», a rapporté le communiqué du Saint-Siège.
Selon cette note, les discussions «cordiales» ont été l’occasion d’évoquer la situation politique et sociale du Moyen-Orient, avec une référence particulière à la reprise des négociations entre Israéliens et Palestiniens, «dans la perspective espérée d’une solution juste et durable, dans le respect des droits des deux parties».
Héritage commun
Lors du traditionnel échange de cadeaux, le chef du gouvernement israélien a offert au pape un ouvrage de son père, Bension Netanyahou, mort un an plus tôt. Dans ce livre, intitulé «Les origines de l’Inquisition dans l’Espagne du XVe siècle», l’historien assure notamment que les catholiques ont protégé les juifs pendant cette période. Le Premier ministre de l’Etat hébreu a laissé dans l’ouvrage une dédicace à «Sa Sainteté le pape François, grand gardien de notre héritage commun».
Il lui a aussi fait don de deux objets en argent: une menorah et un petit pichet pour verser l’huile dans ce chandelier à sept branches, typique de la tradition juive. De son côté, le pape a offert à son hôte une petite représentation en bronze de l’apôtre saint Paul.
Petite phrase révélatrice
Selon les journalistes présents lors de la rencontre, avant de prendre congé, Sara Netanyahou, la femme du Premier ministre, a glissé au pape François : «Nous attendons cela avec impatience». Sans que l’on sache à quoi elle faisait référence.
Selon toutes probabilités, elle évoquait la visite du pape François en Terre Sainte, qui pourrait avoir lieu à la fin du mois de mai 2014. Le Père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, a par la suite indiqué qu’il faudrait attendre la visite actuellement en cours de l’équipe chargée de faire les premiers repérages sur place avant de connaître les dates exactes du voyage. (apic/imedia/mm/rz)



