Rome: Benoît XVI se rendra au Mexique et à Cuba au premier trimestre 2012

Proclamer la Parole du Christ en ce «temps propice pour évangéliser»

Rome, 12 décembre 2011 (Apic) Benoît XVI a annoncé son intention de se rendre au Mexique et à Cuba «avant les fêtes de Pâques». Lors de son 23e déplacement à l’étranger – qui pourrait avoir lieu du 23 au 28 mars – le pape a annoncé vouloir proclamer la Parole du Christ en Amérique latine et aux Caraïbes en ce «temps propice pour évangéliser». Une annonce faite au cours de la messe qu’il célébrait dans la basilique Saint-Pierre afin de marquer le bicentenaire de l’indépendance des pays latino-américains et des Caraïbes, le 12 décembre 2011.

Au cours de cette messe colorée célébrée à l’occasion de la fête de Notre-Dame de Guadalupe, patronne de l’Amérique latine, Benoît XVI a confirmé la destination du 23e voyage de son pontificat. «J’ai l’intention d’entreprendre un voyage apostolique avant les fêtes de Pâques au Mexique et à Cuba afin d’y proclamer la Parole du Christ et que s’y renforce la conviction que notre époque est un temps propice pour évangéliser avec une foi robuste, un espoir vif et une charité ardente». Cette annonce a été saluée par des applaudissements dans la basilique vaticane.

A près de 85 ans, Benoît XVI entend accomplir son 2e déplacement en Amérique latine, où vivent plus de 40% des catholiques de la planète. En mai 2007, Benoît XVI s’était rendu au Brésil. Par ailleurs, le pape a annoncé que les Journées mondiales de la jeunesse prévues en 2013 auraient lieu au Brésil, à Rio de Janeiro.

Au cours de ce nouveau déplacement, le pape se rendra au Mexique, pays qui compte près de 85% de catholiques mais en proie à la sécularisation. Le Mexique avait été, en janvier 1979, parmi les trois premiers pays visités par Jean-Paul II qui, au final, s’y sera rendu à cinq reprises.

Benoît XVI ira également à Cuba, une île où la moitié de la population est catholique et sur laquelle son prédécesseur avait effectué une visite historique, en janvier 1998. Dénonçant alors l’embargo américain imposé contre l’île depuis 1962, Jean-Paul II avait condamné «l’athéisme» de la nation communiste de Fidel Castro.

Le trésor de la foi

Au fil de son homélie en espagnol et en portugais, en présence du corps diplomatique accrédité auprès du Saint-Siège, le pape est revenu sur le motif premier de la messe célébrée dans la basilique vaticane, à savoir le 200e anniversaire de l’indépendance (1808-1824) de nombreux pays latino-américains et des Caraïbes. Benoît XVI a évoqué le «rôle nouveau» du continent dans le concert des nations et la nécessité que les peuples latino-américains «sauvegardent leur trésor riche de foi et leur dynamisme historico-culturel en étant toujours des défenseurs de la vie depuis sa conception jusqu’à son terme naturel, ainsi que des promoteurs de la paix».

Mettant en avant l’importance de la protection de la famille et de l’éducation, le pape a assuré que les peuples latino-américains devaient promouvoir des programmes qui favorisent la réconciliation et la fraternité, augmentent la solidarité et la protection de l’environnement. Il a encore souhaité qu’ils renforcent «les efforts pour prévenir la misère, l’analphabétisme et la corruption et pour éradiquer toute injustice, la violence, la criminalité, l’insécurité des villes, le trafic de drogue et l’extorsion».

L’indépendance de l’Amérique espagnole a commencé vers 1808 pour se terminer en 1824. Après l’Equateur et la Bolivie en 2009, puis l’Argentine, le Chili, la Colombie et le Mexique en 2010, trois pays latino-américains célèbrent le bicentenaire de leur indépendance en 2011: le Salvador, le Paraguay et le Venezuela.

C’est la première fois que Benoît XVI célébrait une messe pour l’Amérique latine. Lors de la célébration à laquelle participaient plusieurs cardinaux – dont les archevêques de Mexico et de La Havane – ainsi que de nombreux évêques latino-américains, un chœur a entonné à plusieurs reprises la ›Misa Criolla’ composée sur des thèmes populaires d’Amérique du Sud par le compositeur argentin Ariel Ramirez (1921-2010). Derrière l’autel majeur de la basilique vaticane se tenaient par ailleurs des jeunes, dont certains en costumes traditionnels, portant les drapeaux des différents pays du continent. (apic/imedia/ami/amc)

12 décembre 2011 | 18:46
par webmaster@kath.ch
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