Syrie: A la conférence de ›Genève II’, le Saint-Siège appelle à un cessez-le-feu immédiat

Prudence quant aux résultats de la rencontre

Montreux/Damas, 24 janvier 2014 (Apic) Mgr Silvano Tomasi, observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies, a appelé le 22 janvier 2014 à un «cessez-le-feu immédiat sans conditions préalables et à la fin des violences» en Syrie. Au premier jour de la conférence de paix ›Genève 2’, à Montreux, le diplomate s’est montré prudent quant aux résultats de la rencontre, où sont représentés quelque 35 pays, le gouvernement de Damas et l’opposition syrienne.

Mgr Tomasi a rappelé que, selon le Saint-Siège, il n’existait aucune solution militaire au conflit syrien. Il s’est dit convaincu que la violence ne mène nulle part, si ce n’est à la mort et à la destruction. Le diplomate du Vatican a encouragé toutes les communautés religieuses en Syrie à tendre vers une meilleure connaissance mutuelle.

Le prélat espère que la résolution du conflit puisse être un catalyseur de paix pour toutes les autres parties de la région. «Derrière la tragédie de la crise actuelle, a souligné Mgr Tomasi, de nouvelles opportunités et des solutions originales peuvent apparaître pour la Syrie et les pays voisins».

Dans une interview à Radio Vatican, Mgr Tomasi s’est montré plutôt prudent quant aux résultats à attendre de la rencontre. Au sujet de l’Iran, absent des négociations, il a souligné que des «décisions un peu étranges» avaient été prises, pour des raisons politiques. A ses yeux, il est peu réaliste d’essayer de faire la paix en l’absence d’un des pouvoirs clefs de la région.

Plusieurs niveaux de conflit

Mgr Tomasi a également relevé que la situation en Syrie est très compliquée parce qu’il y a plusieurs niveaux de conflit. Il a évoqué l’opposition entre la Russie et les Etats-Unis d’une part, l’Arabie Saoudite et l’Iran d’une autre, sans oublier les tensions internes à la Syrie. «Dans ce monde très compliqué, il est nécessaire de trouver un lien d’intérêt commun entre tous les niveaux pour aboutir à un cessez-le-feu». Le prélat a reconnu qu’au vu des énormes difficultés présentes, il faudrait un «miracle» pour aboutir à une solution. A ses yeux, il n’est pas certain que la conférence amène à un résultat positif, même s’il considère que le fait de réunir le gouvernement syrien et l’opposition est déjà en soi un élément positif. (apic/imedia/mm/mb)

24 janvier 2014 | 08:55
par webmaster@kath.ch
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