Malte: Message du pape lors de son arrivée à Malte

Que l’île soit un ›pont’ entre les peuples et les religions de la Méditerranée

La Valette, 17 avril 2010 (Apic) Arrivé à Malte dans l’après-midi du 17 avril pour un peu de plus de 24 heures, Benoît XVI a immédiatement souhaité que cette île fortement catholique soit « un pont pour la compréhension entre les peuples, les cultures et les religions présents autour de la Méditerranée ». Le président maltais George Abela a particulièrement évoqué devant le pape les affaires de pédophilie au sein du clergé pour soutenir qu’il serait « erroné (…) d’essayer d’utiliser les indiscrétions répréhensibles de quelques uns pour jeter une ombre sur l’Eglise tout entière ».

« Dans l’histoire européenne et méditerranéenne, Malte a souvent été jusqu’à aujourd’hui le lieu de grands événements et le carrefour de nombreux échanges culturels », a particulièrement souligné le pape après avoir posé le pied sur l’île. Benoît XVI a jugé que l’archipel maltais avait « joué un rôle clé dans le développement politique, religieux et culturel de l’Europe, du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord ».

Jugeant ensuite que Malte a avait « beaucoup à offrir sur des questions aussi diverses que la tolérance, les échanges réciproques, l’immigration et d’autres problèmes cruciaux pour l’avenir de ce continent », le pape a ensuite invité le pays à « défendre l’indissolubilité du mariage, en tant qu’institution naturelle autant que sacramentelle, ainsi que la vraie nature de la famille, comme elle le fait déjà en défendant le caractère sacré de la vie humaine, de la conception à la mort naturelle, et le juste respect dû à la liberté religieuse, de façon qu’elle contribue à un authentique développement intégral aussi bien des individus que de la société ».

Un pont entre les peuples

Le pape, a aussi souligné que Malte avait « des liens étroits avec le Proche Orient, non seulement en termes culturels et religieux, mais aussi linguistiques ». « Permettez-moi, a alors lancé Benoît XVI, de vous encourager à user plus largement de cet ensemble d’aptitudes et d’atouts de façon à pouvoir servir de pont dans la compréhension entre les peuples, les cultures et les religions présents autour de la Méditerranée ».

S’il a jugé que « beaucoup doit encore être fait pour édifier des relations de confiance authentique et de dialogue fructueux », le pape a aussi souligné que Malte était « bien placée pour tendre la main de l’amitié à ses voisins du Nord et du Sud, de l’Est et de l’Ouest ».

Benoît XVI a aussi évoqué « les fortifications » qui caractérisent l’architecture de l’île et évoquent également « des combats plus anciens, lorsque Malte contribua si fortement à la défense de la chrétienté, aussi bien sur terre qu’en mer ». Le pape a alors invité le peuple maltais à continuer « à jouer un rôle précieux dans les débats d’aujourd’hui sur l’identité, la culture et la politique européennes ».

Pour sa part, le président maltais George Abela a particulièrement évoqué devant le pape les affaires de pédophilie au sein du clergé pour soutenir qu’il serait « erroné (…) d’essayer d’utiliser les indiscrétions répréhensibles de quelques uns pour jeter une ombre sur l’Eglise tout entière ». Le président maltais s’est également dit « fier » de « l’héritage chrétien » de l’île. En outre, il a cité le philosophe et politicien italien Marcella Pera selon lequel il existe en Europe aujourd’hui « une guerre entre laïcisme et christianisme ». (apic/imedia/ami/bb)

18 avril 2010 | 09:35
par webmaster@kath.ch
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