Que le gouvernement «cesse de parler d’une reprise des exécutions»

Corée du Sud: Chrétiens et bouddhistes signent une déclaration contre la peine de mort

Séoul, 8 décembre 2009 (Apic) Chrétiens et bouddhistes de Corée du Sud ont signé une déclaration conjointe pour l’abolition de la peine de mort: «Nous soutenons dans tous les cas l’élimination complète de cette punition extrême qui ne prend pas en considération le caractère sacré de la vie», relèvent-elles, dans une déclaration reprise par l’Agence Fides à Rome.

«Toute vie venant à exister sur cette terre est sacrée. La peine de mort est pour nous un homicide d’Etat qui, au nom de la loi et de l’institution, prive artificiellement un être humain de sa vie irremplaçable».

Ainsi commence en effet le texte de la déclaration conjointe pour l’abolition de la peine de mort signée par les chrétiens et par les bouddhistes coréens, diffusée par la Communauté Saint Egidio à l’occasion de la huitième Journée mondiale «Ville pour la vie, ville contre la peine de mort» qui a été célébrée le 30 novembre.

La Corée, n’ayant pas effectué de condamnation à mort ces douze dernières années, a aboli de facto la peine capitale. «Maintenant – poursuit la déclaration – il ne reste rien d’autre à faire qu’à l’annuler de droit de la part de l’Assemblée nationale. Nous soutenons dans tous les cas l’élimination complète de cette punition extrême qui ne prend pas en considération le caractère sacré de la vie».

Après avoir rappelé les engagements des Nations Unies et de l’Union européenne pour l’abolition de la peine de mort, les signataires du document soulignent que la Corée du Sud doit avoir un vif sentiment de responsabilité dans la participation à ce courant abolitionniste de la communauté internationale, en tant que pays membre du Conseil pour les droits de l’homme des Nations Unies.

La déclaration se conclut par un appel au gouvernement, «pour qu’il cesse de parler d’une reprise des exécutions et qu’il s’engage plus activement à abolir la peine de mort», et à l’Assemblée nationale, pour qu’elle s’engage à approuver au cours de l’actuelle législature, «la loi abolitionniste spéciale qui avait déjà été proposée successivement dans les trois dernières législatures».

Le texte a été signé à Séoul par le président de la Conférence épiscopale de la Corée, Mgr Peter Kang U-il, pour l’Eglise catholique; pour les autres Eglises chrétiennes par le Rd O-Seong Kwon (Secrétaire général du National Council of Churches of Korea); pour le Bouddhisme par Ven. Ji Kwan (President de l’Ordre Jogye) et Won dal Rev. Seong-Taek Lee (Secrétaire général). (apic/fides/pr)

8 décembre 2009 | 14:45
par webmaster@kath.ch
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