?Que signifie le recours de plus en plus frequent au «droit d’asile» dans

les eglises alors que ce droit ne figure plus dans le droit canon ? La

revue des jesuites italiens, La Civilta Cattolica, pose la question dans sa

derniere livraison (quaderno 3512) en meditant sur «la triste conclusion»

de «l’affaire des sans papiers» francaise, de l’ete dernier, qui fut le

«dernier episode, peut etre le plus connu, d’une longue serie, dans

l’histoire millenaire de l’Eglise».

?La reponse de cette revue, dont les articles passent souvent pour

illustrer la pensee officieuse de la Secretairerie d’Etat du Vatican, est

la suivante : «il ne s’agit pas de restaurer une institution depassee (ndr

: le droit d’asile codifie dans le droit canon qui ne l’est plus depuis la

version de 1983) mais de trouver une nouvelle forme efficace pour etre en

mesure de venir a la rencontre des exigences de protection des plus faibles

dans leurs rapports difficiles avec l’Etat. Cette fonction de dialogue,

l’Eglise l’a toujours remplie precisement a travers le droit d’asile.»

?Mais qui, aujourd’hui, doit assurer cette fonction ? L’article constate

que l’Eglise joue ce role, de fait, mais il regrette, en citant le pasteur

Jacques Steward en tant que vice-president du Conseil des Eglises

Chretiennes de France, que la societe actuelle n’offre plus ces lieux de

dialogue, alors que le besoin se fait pourtant sentir «d’un nouveau

processus de mediation». C’est a cette societe d’»assumer cette

responsabilite» conclut la revue jesuite.

?Avant d’arriver a ce constat, la revue retrace l’histoire du droit d’asile

dans l’Eglise, codifie pour la premiere fois en 392 et fonde sur deux

principes : le respect absollu de la sacralite du lieu et le role de

mediateur de l’eveque afin qúun traitement digne soit assure au fugitif.

Cela dit precise la revue «l’acte de se refugier dans une Eglise n’a

jamais constitue un transfert de la competence civile a la competence

ecclesiastique : le refugie reste sous la competence civile». Une

institution juridique qui finit pas perdre de son autorite, fortement

«contestee» qúelle fut au XVII et XVIII , par une «machine juridique

publique de plus en plus raffinee».

Sujet : 10 ans ASSISE?Date : 96 10 21 2?Car : 915 Mots:

?»Loin de justifier les haines et les divisions», «les religions peuvent et

doivent (…) pousser leurs propres fideles a depasser les barrieres de

l’incomprehension et du prejudice en favorisant l’ouverture vers les autres

dans le respect reciproque». Jean-Paul II s’exprime ainsi dans une lettre

adresse au Cardinal Francis Arinze, president du Conseil Pontifical pour le

Dialogue Inter-religieux. ?Le pape se rejouit de l’initiative de la

«famille franciscaine» d’avoir celebre, a Assise, le 19 octobre 1996, une

journee de priere, de jeune et de reconciliation, pour le X anniversaire

de la rencontre interreligieuse de priere du 27 octobre 1986. ?A cette

occasion, «il espere que chacun sache se faire le genereux temoin de

l’esprit d’Assise dans le milieu de vie et de travail ou il se trouve, en

s’inspirant en toute circonstance des valeurs qui furent partagees, il y a

dix ans par tous les participants».

Sujet : ONU MARTINO ?Date : 96 10 21 3?Car : 695 Mots:

?»Developper une nouvelle, et plus riche comprehension du grand age» pour

lutter contre «l’incoyable contradiction» de l’euthanasie, est l’une des

propositions de Mgr Martino, observateur permanent du Saint-Siege a l’Onu

qui a pris la parole, le 14 octobre dernier, devant le III comite de la 51

Session de l’Assemblee Generale des Nations Unies.

?Ce comite est plutot specialise sur les questions de developpement social,

de jeunesse, de vieillesse et de famille. D’ou l’accent egalement mis par

Mgr Martino, pour que l’on travaille activement a creer une «nouvelle

vision morale et un climat d’espoir» pour les jeunes qui ont de plus en

plus de mal «a trouver leur place» dans les societes.

Sujet : BELGIQUE MANIF. ?Date : 96 10 21 4?Car : 1370 Mots:

?Sous le titre, «Violence a l’enfance : la Belgique demande justice et

verite», l’Osservatore Romano date du 21 octobre, relate «la plus grande

manifestation de tous les temps en Belgique» pour demander «justice» pour

les enfants victimes «de l’atroce reseau de pedophilie» et pour denoncer

«les inquietantes protections et les veritables implications des magistrats

et policiers engages dans les enquetes.»

?»Les belges sont descendus dans la rue, sans banderolle, sans

appartenance, ecrit le quotidien du Vatican, sinon celle d’etre des

citoyens scandalises par l’horreur et touches par la pitie et par le desir

de justice.

?»C’est peut-etre la premiere fois depuis ces vingt dernieres annees que la

population se manisfeste, aussi unie, depassant les divisions entre le Nord

et le Sud, avec pour seule aspiration une relation avec les institutions

plus transparente et plus humaine.»

?Le journal note en outre que les participants a cette manifestation

etaient aussi des «etrangers, europeens et extra-communautaires» reunis

«dans la conscience d’une tragedie de portee internationale».

?Au dela du temoignage a la memoire des petits disparus, cette

manifestation, indique selon l’Osservatore Romano, «la recherche de la

verite, afin que la magistrature belge fasse la lumiere sur ses propres

inefficacites et enquete jusqúau bout de ces delits repugnants.»

——–Commande: imed

Pas une commande. Commande: f

Vous etes deconnecte … au revoir. 21-OCT-1996 15:42:20 CET

c

21 octobre 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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