Les fabriques d’église peinent face à leurs engagements financiers

Québec: Cri d’alarme pour la préservation du patrimoine religieux du Québec

Québec, 7 juin 2005 (Apic) Deux députés de l’Assemblée nationale du Québec ont lancé un cri d’alarme pour la préservation du patrimoine religieux de la Belle Province. Selon Bernard Brodeur, député libéral de Shefford, des objets religieux précieux ont disparu et des églises ont déjà été démolies.

Président de la Commission de la culture, il estime qu’il faut agir dans les plus brefs délais et encadrer la cession des biens religieux. Rappelons que si en 1960, on recensait 80% de pratiquants au Québec, ils ne sont plus que 5% aujourd’hui. Les fabriques d’église n’arrivent donc plus à faire face à leurs engagements financiers.

Les députés Bernard Brodeur et André Boulerice, vice-président de la Commission de la culture (député de Sainte-Marie Saint-Jacques et membre du Parti québécois) estiment tous deux que pour mieux protéger le patrimoine religieux du Québec, il faut se doter au plus tôt de critères précis de cession des biens religieux, en vue d’assurer leur conservation, leur réfection ou leur reconversion. Ils veulent ainsi éviter de voir partir à l’étranger tout un pan du patrimoine collectif. Ainsi la plus belle collection de peintures religieuses québécoises des 17e et 18e siècles se trouve à Chicago. Il s’agit aux yeux des députés, de se doter de critères précis pour éviter que ce genre de choses ne se reproduise.

Baisse des fidèles et reconversion des églises

Le patrimoine religieux du Québec comprend notamment toutes les églises, les résidences des communautés religieuses, de même que les objets de culte, grandes orgues, vitraux et oeuvres d’art qui s’y trouvent. Etant donné la baisse constante du nombre de fidèles, il y a de plus en plus d’églises qui doivent se trouver une nouvelle vocation.

Selon le député péquiste André Boulerice, le clergé n’a pas le droit de faire ce qu’il veut du patrimoine religieux, même si légalement, la propriété appartient aux Eglises. A ses yeux, moralement, la propriété appartient aux citoyens qui ont contribué au financement de ces objets. L’Etat est également concerné, puisqu’il a fait des exemptions d’impôts et de taxes foncières, estime le vice-président de la Commission de la culture. (apic/rca/be)

7 juin 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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