«Quel avenir voulons-nous?» Berne, 1998, 32 p. disponible auprès de la Consultation œcuménique sur l’avenir économique et social de la Suisse, Case postale 7442, 3001 Berne, tél. 031 / 382 23 28 fax 031 / 381 83 49 e-mail:

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Trois questions à Mgr Grab sur la Consultation oecuménique

APIC: La partie centrale du document de la consultation présente les aspects bibliques et éthiques. Dans une société sécularisée, la théologie peut-elle encore offrir son aide dans la recherche de valeurs éthiques?

Mgr Amédée Grab: La société est sécularisée, mais l’intérêt pour la théologie, l’éthique ou la question de Dieu augmente toujours. Les sectes en sont un signe. Dans la recherche de valeurs, plusieurs facteurs entrent en jeu. Il y a les sciences économiques, la philosophie, mais aussi la théologie. L’important est de travailler ensemble, de manière interactive. Ce que l’Eglise vit dans son ensemble, elle l’exprime dans sa théologie. La Parole de Dieu reflète et interpelle ce que nous vivons.

APIC: Dans la brochure «Quel avenir voulons-nous ?», le Notre Père est repris verset par verset. Est-il nécessaire aujourd’hui de réinterpréter cette prière?

Mgr Grab: Le commentaire de Martin Luther n’est pas le même que celui de saint Cyprien douze siècles plus tôt. Les versets «Donne nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés» sont centraux en regard du chômage. Beaucoup de chrétiens ont pris conscience qu’ils peuvent manger, pendant que d’autres n’ont pas à manger. Il est absolument évident que dans une société où les intérêts sont si contrastés, les hommes sont mis au défi de se rencontrer avec sensibilité et tolérance. Nous ne pouvons contribuer à un ordre mondial plus juste et plus pacifique que dans la mesure où nous sommes prêts à pardonner leurs fautes aux autres.

APIC: Quelles réponses attendez-vous de la consultation?

Mgr Grab: C’est l’analyse à partir de la foi qui m’intéresse. Nous allons voir ce qui correspond aux sentiments de la plupart des gens en Suisse: «Je n’attends rien sur terre d’une quelconque réforme de la société ou de l’économie, j’attends la vie éternelle» ou bien «Je suis un révolutionnaire, je suis persuadé qu’au nom de Jésus et de ma foi je dois lutter contre l’ordre étatique par la violence» ou encore «Je ne vois pas de relation entre ma foi et ma responsabilité de citoyen envers les chômeurs» ou très simplement «Je vois les choses tout à fait autrement que les Eglises». (apic/gs/mp)

10 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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