Londres: Des défenseurs des droits homosexuels prudents avec une promesse du Rwanda
Qui assure qu’il ne promulguerait pas de lois discriminatoires à leur encontre
Londres, 18 août 2010 (Apic) Des militants chrétiens des droits des homosexuels en Grande-Bretagne ont salué la déclaration de la ministre des Affaires étrangères du Rwanda, qui a annoncé que son gouvernement ne promulguerait pas de lois discriminatoires à l’encontre des homosexuels.
A Londres, la ministre rwandaise des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo a déclaré que «l’acceptation et la tolérance» font partie des principes fondamentaux du gouvernement. Le Rwanda a connu en 1994 un génocide dans lequel près de 800’000 personnes ont été exterminées en quelques semaines.
«Ce n’est pas à notre gouvernement de décider en matière de préférence sexuelle», a déclaré la ministre, citée par ENInews. «Au Rwanda, les homosexuels sont des citoyens comme les autres. C’est la position officielle. Notre gouvernement ne discrimine personne pour ses préférences sexuelles».
L’évêque Richard Holloway, ancien responsable de l’Eglise épiscopale (anglicane) d’Ecosse et partisan des droits religieux et politiques pour les homosexuels, a estimé que cette déclaration était «une bonne nouvelle», ajoutant néanmoins: «Espérons que ce soit vrai». «Des sociétés entières, mais aussi des religions, peuvent si facilement tomber sous la coupe d’extrémistes», a-t-il constaté.
En novembre dernier, le Rwanda est devenu membre du Commonwealth, une libre association de pays dont la plupart étaient autrefois liés au Royaume-Uni et à son empire colonial. A la fin de 2009, le Rwanda a renoncé à débattre un projet de loi qui aurait amendé le code pénal pour faire de l’homosexualité un crime.
La ministre des Affaires étrangères Mushikiwabo a assuré qu’il n’y aurait pas de «durcissement des attitudes» à l’encontre des homosexuels après l’élection générale du 9 août, que le président Paul Kagame a remporté pour sept années supplémentaires par 93% des voix. Une élection contestée par l’opposition. Et par nombre d’observateurs internationaux. (apic/eni/pr)



