Rabat: Le monde musulman doit rejeter le «terrorisme démocratique»

L’Isesco, émanation de la Conférence islamique, l’affirme

Rabat, 26 août 2004 (Apic) Pour l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (Isesco), «le monde musulman ne se soumettra pas à un terrorisme démocratique» visant à imposer le système occidental par la contrainte. C’est ce qu’affirme l’organisation, dans un communiqué publié mercredi 25 août à Rabat

Le directeur général de l’Isesco – une organisation basée à Rabat, issue de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) a déclaré, selon un communiqué datant du 25 août: «On ne peut imposer la démocratie (…) par la menace ou le recours à la contrainte».

Abdulaziz Othman Al Twaijri estime: «en aucun cas, nous n’acceptons qu’un régime nous soit imposé, car une telle démarche constitue aussi bien une violation du droit et des usages internationaux qu’une oppression à l’égard de la volonté des peuples».

Mais Abdulaziz Twaijri affirme pourtant ne pas rejeter «une coexistence flexible et sereine» des deux systèmes. «On peut adapter la démocratie à la réalité des pays du monde islamique (…) et ce régime n’est pas contraire aux principes de la Choura islamique (concertation, concile de juges musulmans)», assure-t-il.

Il relève «une différence cruciale» entre la pensée islamique et la démocratie occidentale. Elle réside dans le fait que «le système occidental ne prend pas en compte les considérations religieuses (…) alors que l’islam veut que le religieux et la morale (…) fassent partie des obligations collectives dont se charge le Commandeur, qui représente la Oumma (communauté des musulmans, au-delà des schismes et des frontières)».

Selon directeur général de l’Isesco, les musulmans devraient puiser dans la démocratie les aspects compatibles avec leur propres références de civilisation et les fondements de leur sainte religion, soutient le directeur de l’Isesco. (apic/ag/vb)

26 août 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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