Rapport annuel de l’Institut de journalisme de l’Université de Fribourg
Fribourg, 23mars(APIC) L’Institut de journalisme de l’Université de Fribourg a compté en 1992, 367 étudiants, 195 femmes et 172 hommes répartis
dans les deux sections linguistiques. 211 se préparent à l’obtention du diplôme tandis que les 156 autres suivent l’institut de journalisme en branche secondaire de licence.
Le professeur Louis Bosshart, responsable de l’Institut, explique de
deux manières l’augmention du nombre des étudiants malgré le fort taux de
chômage actuel parmi les journalistes. Elle est liée d’une part à l’augmentation générale du nombre d’édutiant à l’Université de Fribourg. En outre
étant donné le rétrécissement du marché, de nombreux étudiants en lettre,
en sciences économiques ou en droit, prennent le journalisme en vue d’une
diversification des débouchés.
Cette augmentation ne va pas sans poser des questions de personnels et
de locaux. Il n’est pas rare que nous donnions des cours le samedi ou en
soirée, explique le professeur Bosshart. On ne peut pas augmenter le nombre
des effectifs des classes sans risque de baisse de qualité des cours
surtout pour les exercices pratiques. «Et notre budget n’est pas extensible». Des projets de collaboration et d’échanges avec les Universités de
Neuchâtel, Lausanne et Berne sont en gestation. L’institut de Journalisme
entretient également des contacts avec le Centre romand de formation des
journalistes à Lausanne et le service de formation continue des journalistes.
Outre les cours ordinaires, l’Institut a organisé de nombreux exposés et
conférences avec des personnalités invitées dont Jean Lohisse, professeur
de l’Université catholique de Louvain-la-Neuve, Sophie Fischer maître de
conférence à l’Ecole des hautes Etudes de Sciences sociales à Paris, François Geyer, secrétaire général de la Fédération suisse des journalistes,
Denis Barrelet, journaliste parlementaire, le Père Albert Longchamp, rédacteur en chef de l’Echo Illustré, Didier Deriaz, photographe et secrétaire
romand de Swissaid, Blaise Galland chargé de cours à l’EPFL ou encore Mgr
Pierre Mamie venu parler du nouveau catéchisme.
Parmi les manifestations importsantes, le rapport signale la journée interdsciplinaire du 15 mai 1992 a porté sur «journalistes et médias en mutation». Le principal facteur de mutation étant la modification des bases de
financement des médias entre les ressources propres (abonnements, ventes
etc) et les ressources des annonces. Les 15 et 16 octobre, l’Institut en
collaboration avec la commssion des communications de l’UNESCO suisse et
l’Université de zurich a organisé un colloque sur le thème «contôle des médias: de l’intérieur et/ou de l’extérieur».
L’institut de journalisme se félicite en outre de s’être vu attribué un
important mandat d’étude par le canton du Tessin et la télévision suisse
italienne (TSI) pour examiner l’impact culturel de la TSI sur la société
tessinoise. (apic/com/mp)




