Rome: Pour le cardinal Parolin, le voyage du pape en Turquie est placé sous le signe de l’œcuménisme et de la paix
Rapprochement en vue avec Constantinople
Rome, 28 novembre 2014 (Apic) A la veille du voyage du pape François en Turquie, le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, a expliqué que cette visite serait un moment «très intense» pour renforcer l’œcuménisme. Dans une interview diffusée le 27 novembre 2014 par le Centre de télévision du Vatican (CTV), le prélat a aussi rappelé que le pape profiterait de ce voyage pour poursuivre sa mission de messager de la paix, notamment au Moyen-Orient.
Pour le cardinal italien, si ce voyage de trois jours «sera un moment très important et très intense pour relancer le chemin œcuménique vers l’Eglise de Constantinople», il s’agira aussi de faire un pas «vers toutes les autres Eglises orthodoxes». Ce désir d’unité des Eglises catholiques et orthodoxes offrira l’occasion «d’exprimer aussi les préoccupations pour le sort de tant de frères chrétiens qui se trouvent dans des situations de difficulté et de persécution, surtout dans la région du Moyen-Orient».
Pensée pour la petite communauté catholique de Turquie
Aussi le pape se rend-il en Turquie pour «poursuivre sa mission en tant que messager de la paix», souligne le cardinal Parolin. Précisant que la situation continue d’être très grave au Moyen-Orient, le prélat explique que la solution consiste à «déposer les armes» et à «engager un dialogue». Et le cardinal de confirmer avec force la position du Saint-Siège: «la solution ne peut être que régionale, globale, en tenant compte des intérêts et des attentes de chacune des parties concernées». Cela, à l’heure où «l’on assiste malheureusement aussi à une nouvelle détérioration de la situation en Terre Sainte».
Au terme de l’interview, le secrétaire d’Etat du Saint-Siège rappelle également la préoccupation du pape pour la petite communauté locale catholique de Turquie qui, «au cours des dernières années, a également été témoin d’épisodes douloureux de violence, mais qui persévère dans sa mission». Selon le prélat, la présence du pape sera un encouragement pour l’Eglise et en même temps un soutien dans l’engagement du dialogue avec l’islam qui la caractérise». (apic/imedia/cl/rz)



