Ratisbonne: Ne pas oublier les positions «non-violentes» existant dans l’islam

Intervention du Père Lombardi, du Bureau de presse du Saint-Siège

Ratisbonne, 13 septembre 2006 (Apic) Il ne faut pas oublier les positions «non-violentes» existant dans l’islam, relève le Père Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège. S’adressant le 12 septembre aux vaticanistes pour commenter le discours prononcé mardi soir par le pape aux représentants du monde des sciences à Ratisbonne, il a souligné «qu’au sein de l’islam, il y a beaucoup de positions différentes», dont des positions opposées à la violence.

Le Père Lombardi a relevé que la chose la plus importante de ce discours du pape était la réconciliation que Benoît XVI faisait entre foi et raison. La chose qui lui semble la plus importante dans ce discours sont ses conclusions, quand le pape dit que ce qui lui importe est «l’élargissement de l’utilisation de la raison», en d’autres termes, «ne pas séparer la foi de la raison, parce que c’est risqué pour l’homme moderne», a ainsi commenté le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège.

Contre la marginalisation de la foi par la rationalité moderne

«Le dialogue et la synthèse entre foi et raison sont fondamentaux», souligne le pape dans son discours, a insisté le religieux jésuite. «Cela me semble un raisonnement en ligne de continuité avec Fides et ratio» (1998), l’encyclique de Jean Paul II. Ainsi, Benoît XVI «s’oppose à la marginalisation de la foi par la rationalité moderne».

Mardi matin aussi, dans l’homélie de la messe qu’il célébrait à Ratisbonne, le pape a parlé «du caractère raisonnable du fait de croire». Benoît XVI réaffirme toujours l’importance de la foi en Dieu, mais précise aussi en quel Dieu, le visage de Dieu qui nous est révélé dans le Christ, le Dieu amour, comme le rapporte son Encyclique, a encore commenté le Père Lombardi. «C’est un discours clair et linéaire».

«Ici, certainement, le pape ne veut pas donner une lecture d’interprétation de l’islam dans le sens violent, mais affirmer que dans le cas d’une lecture violente de la religion, nous sommes en contradiction avec la nature de Dieu», a par ailleurs déclaré le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, interrogé sur la critique que Benoît XVI a faite de la «djihad» dans sa leçon universitaire. «La raison aide à voir la critique de l’usage violent de la religion», a conclu le Piémontais. (apic/imedia/ar/be)

13 septembre 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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