Le viol de femmes par des militaires en augmentation au Nord Kivu
RDC : Réunion d’organisations féminines de la région des Grands Lacs
Kinshasa, 13 février 2006 (Apic) Le viol est un crime grave qui devrait entrer dans les crimes contre l’humanité. C’est ce qu’ont affirmé, au cours d’une rencontre tenue dans la capitale de la République démocratique du Congo (RDC), Kinshasa, des déléguées d’organisations de femmes de la région africaine des Grands Lacs.
«Des études réalisées dans nos pays ont démontré que le viol est devenu une véritable épidémie dans la région» a affirmé une représentante rwandaise, Marie Ingabile, dans un communiqué à l’issue d’une réunion de femmes. Les représentantes des organisations de femmes des Grands Lacs se sont réunies pendant trois jours la semaine dernière. «Nous en appelons à la conscience des hommes : ces femmes violées, blessées et humiliées, sont leurs femmes, leurs épouses, leurs filles», a-t-elle ajouté.
Au cours de ces derniers jours, plusieurs sources humanitaires ont dénoncé une recrudescence des cas de viols dans le Nord-Kivu (Est de la République Démocratique du Congo), le long de l’axe Kanyabayinga-Kayina, perpétrés par des hommes en armes, militaires réguliers et militaires insurgés, qui s’affrontent dans la zone. Les représentantes des organisations de femmes des Grands Lacs ont demandé à ce que leurs gouvernements indemnisent les victimes de ces abus et prennent en charge les traitements médicaux et psychologiques. (apic/misna/vb)



