Réactions contrastées après le «rendez-vous de la paix»
Italie: La rencontre d’Assise félicitée par Barack Obama et raillée par la Fraternité Saint-Pie X
Assise, 28 octobre 2011 (Apic) Le président américain Barack Obama a salué le rôle du dialogue interreligieux «pour soulager les affligés, faire la paix là où il y a des conflits et créer un monde meilleur pour nous et nos enfants», au lendemain la rencontre interreligieuse d’Assise du 27 octobre 2011. En outre, le bilan positif dressé par les principaux organes de communication du Vatican contraste avec les critiques émises par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, opposée depuis plusieurs mois à cette rencontre.
Dans un message adressé aux 300 participants à la rencontre, Barack Obama s’est félicité du «dialogue» d’Assise. «A travers le dialogue interreligieux, nous pouvons nous unir pour faire cause commune afin de soulager les affligés, de faire la paix là où il y a des conflits et de trouver la voie permettant de créer un monde meilleur pour nous et nos enfants», a-t-il écrit dans une note publiée par l’ambassade des Etats-Unis près le Saint-Siège. Ce message a été transmis par Suzan Johnson Cook, ambassadrice américaine chargée de la liberté des cultes, présente à Assise.
Interrogé par «Radio Vatican» au soir du 27 octobre, le directeur du Bureau de presse du Saint-Siège, le Père Federico Lombardi, s’est réjoui qu’Assise ait poussé les représentants religieux mondiaux à prendre des engagements concrets. «Ce sont des engagements réciproques en faveur du dialogue, de l’éducation et de la justice, qui au quotidien font que les personnes religieuses construisent une atmosphère et une société de paix.»
Un «raout universaliste»?
Dans son édition datée du 28 octobre, «L’Osservatore Romano» souligne que, par une réflexion inattendue sur la présence de Dieu dans l’histoire et sur le rôle important de ceux qui le cherchent, Benoît XVI avait offert à Assise «une contribution importante pour aplanir, selon l’image biblique, le chemin de la paix. Un chemin accidenté et semé de difficultés trop souvent sanglantes, mais qu’une grande partie de l’humanité souhaite et veut parcourir».
«Benoît XVI, en condamnant l’abus pratiqué par ceux qui ont eu recours à la violence au nom de la foi chrétienne, a donné un nouvel exemple de sa volonté de purification incessante au nom de l’Eglise et avec l’humilité qui le caractérise», a par ailleurs souligné le directeur du quotidien, Giovanni Maria Vian, dans un éditorial intitulé «Dieu dans l’histoire».
Sur son site Internet (www.laportelatine.org), la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X a en revanche dénoncé un «raout universaliste». Les envoyés spéciaux dépêchés sur place ont trouvé le temps «maussade». Les franciscains chargés de l’accueil des délégations avaient «l’air chagrin», compte tenu du peu de fidèles qui avaient fait le déplacement pour «un événement qui se banalise à force d’outrances et de confusion». (apic/imedia/st/nd)




