Rome: Le Vatican a validé les pratiques liturgiques du Chemin néocatéchuménal
Reconnaissance officielle après 10 ans
Rome, 11 janvier 2012 (Apic) Au terme d’un processus d’une dizaine d’années, le Vatican a récemment validé les pratiques liturgiques du Chemin néocatéchuménal, indique l’agence vaticane I.MEDIA. La publication du décret d’approbation signé le 30 décembre 2011 par le Conseil pontifical pour les laïcs pourrait avoir lieu le 20 janvier 2012, lorsque Benoît XVI recevra en audience quelque 7’000 membres de cette communauté au Vatican.
Après l’approbation «Ad experimentum» des statuts du Chemin néocatéchuménal en 2002 pour une durée de cinq ans, puis leur approbation définitive en 2008, après la validation par la Congrégation pour la doctrine de la foi du directoire catéchétique fin 2010, ce décret sur les célébrations liturgiques vient clore le parcours de reconnaissance officielle de cette communauté.
Lors d’une rencontre dans la salle Paul VI, au Vatican, le cardinal Stanislaw Rylko, président du Conseil pontifical pour les laïcs, devrait lire le décret qui valide les usages liturgiques des communautés néocatéchuménales, comme cela avait été le cas en 2011 suite à l’approbation du directoire catéchétique du ’Chemin’. Au cours de l’audience désormais annuelle entre Benoît XVI et plusieurs milliers de responsables du ’Chemin’ venus du monde entier, le pape devrait également procéder à l’envoi de nouvelles ’familles en mission’.
Daté du 30 décembre 2011, le décret d’approbation concerne à la fois les célébrations liturgiques à proprement parler et les autres types de célébrations. La Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements a insisté sur la différenciation entre les deux types de célébrations, invitant à bien distinguer les messes des autres rencontres.
Un long processus
Cette validation survient six ans après la lettre du cardinal Francis Arinze, alors président de ce dicastère, adressée aux responsables du ’Chemin’ au nom de Benoît XVI. Dans cette missive, le haut prélat faisait le point sur «la célébration de la messe dans les communautés du Chemin», après analyse avec ses responsables. Il leur était demandé d’accepter et de suivre les livres liturgiques approuvés par l’Eglise lors des messes, «sans omettre ni rien ajouter», en réintégrant notamment le Credo et l’Agnus Dei.
Le cardinal Arinze demandait entre autres que les communautés participent régulièrement aux messes paroissiales, mais aussi qu’elles veillent à réserver les prédications aux prêtres ou aux diacres. Il émettait également des réserves sur la façon dont les néocatéchumènes recevaient la communion, leur demandant de se tenir debout et non assis.
La lettre autorisait l’échange de la paix du Christ avant l’offertoire, les monitions et partages sur les lectures de la part des fidèles à condition qu’elles soient brèves. Toutefois, le cardinal Arinze prescrivait une série de modifications d’usages, accordant deux ans aux néocatéchumènes pour modifier leurs pratiques.
Encadré:
Le Chemin néocatéchuménal est un ’itinéraire de formation chrétienne’ né dans la périphérie défavorisée de Madrid, en Espagne, dans les années 60. Son initiateur, Kiko Argüello, a rapidement été rejoint par une autre laïque, Carmen Hernandez, ainsi que par un prêtre italien, Mario Pezzi. Ils forment aujourd’hui l’équipe responsable internationale. Le ’Chemin’ est présent sur tous les continents, dans plus de 900 diocèses, pour un total d’environ 40’000 communautés. Il compte en outre plus de 70 séminaires ’Redemptoris Mater’ dans le monde. (apic/imedia/ami/amc)



