Reconstruire la paix en Colombie
Colombie : Dialogue gouvernement-Farc : l’Eglise prête à «faciliter» les contacts
Bogota, 30 août 2012 (Apic) Le président de la conférence épiscopale de Colombie, Mgr Rubén Salazar, a fait part de la disponibilité de l’Eglise colombienne à «faciliter» les contacts entre le régime du président Juan Manuel Santos et les rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).
Bogota, 30 août 2012 (Apic) Le président de la conférence épiscopale de Colombie, Mgr Rubén Salazar, a fait part de la disponibilité de l’Eglise colombienne à «faciliter» les contacts entre le régime du président Juan Manuel Santos et les rebelles des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).
La prochaine mise en place de «colloques exploratoires» entre les deux parties continue d’alimenter les débats sur la scène politique. L’’ONU et l’Organisation des Etats américains (Oea) ont égalment proposé leur «collaboration».
«Le président Santos a réitéré la volonté du gouvernement de nous proposer de participer à la construction de la paix. Encore une fois, nous sommes prêts», a indiqué Mgr Salazar dans une interview au quotidien colombien ’El Tiempo’. Le président de la Conférence épiscopale a néanmoins tenu à préciser que l’Eglise n’entendait nullement remplir la fonction de médiateur, ni être partie aux négociations. «Nous pouvons instaurer une atmosphère propice à la paix en facilitant le rapprochement», a-t-il ajouté.
Mgr Salazar a enfin appelé les Colombiens à laisser de côté «tout ce qui peut nous diviser du point de vue idéologique» pour soutenir le processus de paix. «Le plus important à l’heure actuelle, c’est que l’on recommence à parler de construire la paix en Colombie». Le prélat a appelé les Farc à mettre fin à leurs «actions terroristes» en gage de leur bonne volonté.
La lutte contre la guérilla continue
Le ministre de la défense, Juan Carlos Pinzon, a précisé de son côté que, malgré la mise en place d’un dialogue avec les Farc et avec ’l’Armée de libération nationale’, la lutte contre les guérillas restait à l’ordre du jour. Devant le sénat, le ministre a déclaré que la force publique soutient «pleinement» l’exécutif, mais que, conformément aux ordres du président, elle maintiendrait une présence militaire sur tout le territoire national. (apic/misna/mp)



