Rectificatif

A propos de l’article consacré à la réaction de la Commission Evêques- Prêtres de la CES, après la publication des statistiques publiées par la «ZöFra», l’Association des femmes prêtres touchées par le célibat des prêtres. Contrairement à ce qui a été écrit dans notre service du mardi 13 mai, le président de la Commission Evêques-Prêtres, l’abbé Jean-Pierre Brunner, n’a pas rencontré dans la journée de lundi la présidente de la «ZöFra», Gabriella Loser Friedli, soit le même jour où l’abbé Brunner présentait lesdites statistiques aux membres de sa commission. Sa dernière rencontre avec Madame Loser Friedli remonte à janvier dernier. (apic)

Ethiopie: Caritas Internationalis critique la politique internationale à l’égard de l’Ethiopie

Sonnette d’alarme alors que la sécheresse fait des ravages

Rome, 15 mai 2003 (Apic) Alors que la sécheresse en Ethiopie devient de plus en plus critique, les ONG tentent de tirer la sonnette d’alarme afin d’avertir et de mobiliser la communauté internationale focalisée sur l’Irak et le Proche-Orient. A Rome, au sein de la Caritas Internationalis, Karel Zelenka, chef du département de la coopération internationale, de retour d’une visite en Ethiopie, a présenté la situation à l’Apic.

La situation est véritablement critique, souligne d’emblée Karel Zelenka qui n’hésite pas à comparer la sécheresse de cette année à celle du milieu des années 80. Malgré les espoirs, explique-t-il, les petites pluies habituelles en cette saison ne semblent pas tomber alors qu’au Kenya, non loin de là, la population est en grande difficulté en raison des inondations.

Un état des lieux aggravé par le fait que le pays vit sa troisième année consécutive de sécheresse et que les réserves sont terminées depuis longtemps. Les pasteurs, pour survivre, ont pour la plupart vendu leur cheptel. On estime aujourd’hui à 12,6 millions le nombre d’éthiopiens en situation critique.

Interrogé sur le fait de savoir si cette sécheresse risque de provoquer autant de victimes que dans les années 80, il estime que les ONG et les institutions internationales sont mieux préparées et organisées, ce qui devrait limiter la catastrophe. «Nous sommes mieux préparés, explique en effet Karel Zelenka, car le problème de sécheresse et de pauvreté est chronique dans ce pays où les nombreux conflits frontaliers ont provoqué des ravages et des ruines».

Promesses non tenues

Mais pour autant, ce spécialiste de la coopération internationale explique que les besoins de l’Ethiopie en terme d’aide alimentaire ne se limitent pas aux céréales offertes par les occidentaux. «Ce sont les enfants et les femmes qui sont les premières victimes et qui ont avant tout besoin de lait, d’huile et de biscuits hyper protéinés. Il leur faut aussi des experts nutritionnels car on affirme que 50% des enfants souffrent d’un déficit de croissance. Une situation dramatique à laquelle s’ajoute un développement exponentiel du sida, comparable à celui de l’Afrique du Sud. Impossible de donner des chiffres dans ce domaine, car les tests du sida coûtent trop cher. Mais une fois encore, ce sont les jeunes et les femmes qui en sont les premières victimes, ainsi que les enfants orphelins».

Concernant l’aide alimentaire à l’Ethiopie, Karel Zelenka insiste pour que la communauté internationale se mobilise «avec énergie». Jusqu’à aujourd’hui, explique-il, les médias ne se sont pas beaucoup préoccupés de l’Ethiopie car tous les projecteurs sont encore braqués sur l’Irak et le Proche-Orient. Les gouvernements européens doivent tenir les promesses d’assistance faites en décembre 2002, lance-t-il. Selon lui, 50’000 tonnes d’aide alimentaire sont arrivées sur les 260’000 promises. «On nous dit que l’ensemble est planifié, mais nous devons nous assurer que les promesses soient tenues»

En Ethiopie, la Caritas, organisation privée de l’Eglise catholique, oeuvre particulièrement dans le domaine de l’éducation et les écoles catholiques sont réputées comme étant les meilleures du pays, ce qui permet à l’organisation de préparer le terrain pour l’avenir. En effet, avec un gouvernement peu représentatif de la population, des conflits tribaux internes et des zones frontalières – en particulier avec l’Erythrée – encore très sensibles, le pays reste instable et fragile. PR

Encadré

Du 23 au 29 juin prochain, les évêques de l’Ethiopie et de l’Erythrée se retrouveront à Rome dans le cadre de l’Assemblée de la ROACO (réunion des oeuvres d’aide pour les Eglises orientales) qui se tiendra du 24 au 28 juin. Ce sera l’occasion pour eux d’aborder, sur un terrain neutre, des points concrets de collaboration afin de travailler à la pacification de leurs pays respectifs. (apic/imedia/pr)

15 mai 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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