Rectificatif:

«Le Courrier» n’est plus ni catholique ni genevois

Une erreur s’est glissée dans notre dépêche du 21 décembre, intitulée «Le Courrier» au régime minceur durant les fêtes: le quotidien aura une parution hebdomadaire». Manuel Grandjean, rédacteur en chef, demande de préciser: «Le Courrier n’a plus aucun lien avec l’Eglise catholique et il ne se définit pas comme un journal confessionnel. Selon notre Charte, Le Courrier est «un journal généraliste et d’opinion qui se fonde sur une vision humaniste», il est proche des mouvements sociaux et des milieux altermondialistes». Par ailleurs, écrit encore le rédacteur en chef, «Le Courrier est actuellement un journal romand et non plus un journal genevois. Depuis 1994 nous avons ouvert des bureaux dans les cantons de Vaud, puis Valais et Neuchâtel. Actuellement, 40% de nos abonnés ne sont pas genevois». (apic)

Rome: Le pape a reçu les cardinaux de la curie romaine à la veille de Noël

Appel à la paix et mise en garde contre les menaces

Rome, 22 décembre 2003 (Apic) Le pape Jean Paul II a lancé lundi un appel en faveur de la paix et mis en garde contre les menaces sur la coexistence dans le monde à l’occasion de l’audience accordée aux cardinaux et aux prélats de la curie romaine à la veille de Noël. Jean Paul II est également revenu sur l’Europe: «Il est important que l’Europe, enrichie au cours des siècles du trésor de la foi chrétienne, confirme ses origines et relance ses racines».

Dans ses voeux à la curie romaine, Jean Paul II a rappelé l’importance des racines chrétiennes de l’Europe ainsi que l’urgence de la paix. Comme chaque année, le pape a reçu en audience cardinaux, archevêques, évêques et prélats de la curie romaine dans la salle clémentine du palais apostolique afin de leur présenter ses voeux de Noël.

«La paix reste encore possible aujourd’hui et elle doit être juste», a déclaré le pape, répétant son Message pour la prochaine journée mondiale de la paix.

«Etre témoins de paix; éduquer à la paix! Voilà un engagement plus urgent que jamais pour notre temps qui voit encore s’accumuler à l’horizon risques et menaces à la cohabitation sereine des peuples. La commémoration solennelle de l’encyclique Pacem in Terris du bienheureux Jean XXIII, à quarante ans de sa promulgation, nous a fait revivre l’optimisme plein d’expérience chrétienne de ce grand pape dans des moments pas moins difficiles que les nôtres», a-t-il expliqué en cette fin d’Avent.

«L’enfant de Bethléem, que nous nous préparons à accueillir dans le mystère de Noël donne au monde le cadeau précieux de sa paix», a continué le pape, qui a également évoqué les problématiques actuelles de l’Europe qui, «cette a traversé cette année, et qui continue de vivre, une phase cruciale de son histoire. Alors qu’elle ouvre ses frontières à d’autres peuples et nations, il est important que, enrichie au cours des siècles du trésor de la foi chrétienne, elle confirme ces origines et ravive ces racines. La contribution la plus importante que les chrétiens sont appelés à donner à la construction de la nouvelle Europe est avant tout celui de leur fidélité au Christ et à l’évangile», a-t-il développé.

L’Europe a besoin de témoins

Pour Jean Paul II, l’Europe a d’abord besoin de saints et de témoins. Les cérémonies de béatification et de canonisation célébrées au cours de l’année ont permis d’ajouter quelques fils et filles de l’Europe aux modèles à suivre. «Il suffit de se rappeler de Mère Térésa de Calcutta, symbole du bon samaritain, qui est devenue pour tous, croyants comme non croyants, une messagère d’amour et de paix», a-t-il insisté.

Le pape a par ailleurs rappelé l’importance fondamentale de «l’annonce de l’Evangile du Christ pour le salut du monde», confiée aux différents membres de la curie. «Au centre de notre existence il y a toujours et seulement lui: le Christ !», ajoutant «qu’avec les années qui passent, la prise de conscience que Jésus nous demande d’être ses témoins, uniquement préoccupés de sa gloire et du bien des âmes, se fait toujours plus profonde en moi. C’est ce que j’ai voulu montrer avec évidence dans l’Encyclique Ecclesia de Eucharistia, promulguée au cours de l’année 2003», a-t-il expliqué en réponse au discours d’introduction du cardinal Joseph Ratzinger.

Le pape a enfin souligné que c’est «l’amour pour le Christ qui a poussé les collège des cardinaux à se recueillir en octobre avec les présidents des Conférences épiscopales et les patriarches pour une ample réflexion approfondie sur les exigences actuelles de l’évangélisation», que le même amour «a conduit ses voyages apostoliques de cette année» et que «la conscience du désir du Christ pour l’unité des croyants l’a poussé à intensifier les contacts oecuméniques avec les représentants des églises orthodoxes, avec le primat de la communion anglicane et avec les responsables des autres Eglises et communautés ecclésiales, en particulier en Europe».

En bonne forme

Le pape a semblé plutôt en forme, heureux d’être entouré de ses cardinaux, même si le souffle lui manquait un peu durant la lecture de son discours qu’il a dû interrompre d’une pause silencieuse de quelques minutes. Cependant pour raccourcir l’audience et alléger les salutations finales, seuls les chefs de dicastères et les secrétaires (les numéros deux) ont été invités. Les années précédentes, l’assemblée était plus fournie avec, notamment, la présence des sous-secrétaires.

Le cardinal Joseph Ratzinger, en tant que doyen du collège cardinalice, a introduit la rencontre au nom de ses confrères. Le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi a essentiellement abordé les points fondamentaux de l’encyclique Ecclesia de Eucharistia- l¹Eglise vit de l¹Eucharistie, la 14e encyclique promulguée par Jean Paul II, le 16 avril 2003. «Vous y avez développé le thème fondamental qui était présent dans le Concile Vatican II mais qui, dans un monde si individualiste dans sa façon de penser et de vivre, risquait de courir à sa perte: le lien indissoluble entre l’Eglise et l’eucharistie. L’eucharistie construit l’Eglise et inversement l’Eglise est l’espace vital de l’eucharistie. On ne peut pas recevoir l’eucharistie comme une nourriture privée puis se renfermer dans son propre individualisme. Elle nous lie au Seigneur de telle façon qu’elle nous unit aux autres. Elle est contraignante dans le sens où elle nous rend membres du corps du Christ, dont l’unité se constitue dans les contraintes de la profession de foi, des sacrements, du gouvernement ecclésiastique et de la communion», a-t-il résumé.

Le cardinal allemand a conclu en évoquant les célébrations qui ont marqué la 25è année de pontificat du pape.

Le rendez-vous de la messe de minuit

Jean Paul II célèbrera mercredi à minuit la messe de Noël dans la basilique Saint-Pierre, et le lendemain, il adressera son message et sa bénédiction solennelle aux fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre ainsi qu’aux catholiques et aux hommes de bonne volonté du monde entier depuis la loggia de la basilique. (apic/imedia/pr)

22 décembre 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 5  min.
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