Saint-Gall: Le canton veut économiser sur les écoles catholiques

Réduction des subventions en vue

Saint-Gall, 14 février 2011 (Apic) Le canton de Saint-Gall, en Suisse, veut réduire ses subventions aux collèges catholiques privés «Friedberg» à Gossau, «Untere Waid» à Mörschwil, et «Marienburg» à Thal. Les écoles réagissent.

Les trois établissements catholiques sont une particularité dans le paysage scolaire saint-gallois. Mais le programme d’économies du canton les concerne de plein fouet, écrit le «St.Galler Tagblatt», le 12 février 2011. Si la volonté du gouvernement est mise en œuvre, les subventions seront réduites annuellement d’un demi million de francs.

Pour Franz Würth, président du Conseil de Fondation du collège «Friedberg» à Gossau, une telle réduction serait substantielle. Lors d’une conférence de presse, le 11 février 2011, il a déclaré que pour le budget annuel de son institution, cela signifierait une diminution de presque 10%. Actuellement, les collèges reçoivent quelque 2,2, millions de francs de subvention, soit 9’600 francs par élève issu du canton de Saint-Gall. 230 élèves sont aujourd’hui concernés par cette situation dans les trois écoles privées. Dès 2012, le canton ne veut verser plus que 1,7 million de francs.

Décision mal réfléchie

Pour les écoles concernées, la mesure d’économie n’est pas seulement drastique. Elle est aussi le fruit d’une «réflexion pas particulièrement étayée», comme le formule Felix Bischofberger, président du Conseil de Fondation du collège «Marienburg», à Thal. Un élève scolarisé dans une école publique coûte environ 19’000 francs. Ce qui représente presque le double de ce que verse le canton pour un élève des trois établissements catholiques, insistent les responsables. Le canton économise ainsi un montant significatif pour chaque élève qui fréquente une école privée catholique.

Les trois collèges tirent leurs revenus, en plus du soutien du canton, des contributions des parents, partiellement aussi des lieux de domicile des élèves et de l’administration de l’Eglise catholique du canton (700’000 francs). L’écolage y est dépendant des revenus des parents, pour permettre aussi à des enfants aux parents à petits revenus de fréquenter ces écoles.

Accent sur les valeurs

Du point de vue pédagogique, la mesure de diminution des subventions est aussi incompréhensible. Les collèges mettent l’accent sur l’orientation selon des valeurs. L’atmosphère y est plus familiale que dans les grands collèges publics, l’accompagnement plus intensif. Cela, parce que les écoles privées sont de taille relativement petite, affirme Franz Würth.

Christoph Mattle, chef du service de l’enseignement secondaire du canton de Saint-Gall, reconnaît l’apport positif des écoles privées. Il y a, selon lui, des élèves qui ont le potentiel cognitif pour suivre une école secondaire supérieure, mais qui ont besoin d’un soutient plus intensif. «Pour ceux-ci, les écoles publiques du niveau secondaire ont atteint, en dépit de leurs bonnes conditions d’accompagnement, leurs limites.» La fréquentation d’un collège privé pourrait avoir des avantages pour eux, affirme le responsable. (apic/gs/js)

14 février 2011 | 09:50
par webmaster@kath.ch
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