Rome : Le pape François présentera ses premiers vœux au corps diplomatique le 13 janvier
Relations diplomatiques avec 181 Etats
Rome, 9 janvier 2014 (Apic) Le pape François présentera ses premiers vœux au corps diplomatique le 13 janvier 2014. Cette cérémonie sera l’occasion pour le souverain pontife de dérouler les grandes orientations et les enjeux diplomatiques de son pontificat. Le pape François pourrait notamment revenir sur les différents conflits en cours dans le monde. Le Saint-Siège entretient des relations diplomatiques bilatérales avec 181 Etats, dont les derniers en date sont le Soudan du Sud et l’Etat de Palestine.
A l’occasion de son premier discours important de l’année, le souverain pontife devrait exposer les grandes lignes de sa vision du monde et des priorités diplomatiques du Saint-Siège. Comme il est de coutume, le pape devrait procéder à un état des lieux des conflits dans le monde, en insistant particulièrement sur la Syrie et l’Afrique.
Dans son premier discours au corps diplomatique, le 22 mars 2013, neuf jours après son élection, le pape François avait notamment déploré la pauvreté spirituelle des pays les plus riches et avait cité le pape émérite Benoît XVI pour dénoncer «la dictature du relativisme».
Lors de ce discours, le nouveau pontife ne s’était pas exprimé en français, contrairement à l’usage. En revanche, le nouveau secrétaire d’Etat du Saint-Siège, Mgr Pietro Parolin, a tenu en français son premier discours devant le corps diplomatique, le 13 décembre dernier. Ce diplomate de formation avait notamment été secrétaire pour les relations avec les Etats de 2002 à 2009. Le choix du pape François de nommer à ses côtés ce prélat italien marque un retour au rôle avant tout diplomatique du secrétaire d’Etat du Saint-Siège, après les années du cardinal Tarcisio Bertone.
Des relations bilatérales avec 181 Etats
A ce jour, le Saint-Siège entretient des relations diplomatiques bilatérales avec 181 Etats. L’un des derniers en date est le Soudan du Sud, où une nonciature a été installée le 21 décembre 2013, soit un peu plus d’un an après la reconnaissance de ce pays par les Nations unies. Le pape François avait alors nommé nonce Mgr Charles Daniel Balvo, également représentant du Saint-Siège au Kenya.
Le dernier pays à avoir établi une relation bilatérale officielle avec le Saint-Siège est l’Etat de Palestine. En décembre 2013, le premier «représentant» de l’Etat de Palestine, Isa Jamil Kassissieh, a remis ses lettres de créances au pape François. Le Saint-Siège prenait ainsi acte de la reconnaissance de l’Etat de la Palestine comme observateur non-membre par l’ONU un an auparavant.
A ces 181 Etats il faut ajouter l’Ordre souverain militaire de Malte ainsi que la Communauté européenne. Le Saint-Siège participe en outre à de nombreuses organisations internationales, des organismes intergouvernementaux et des programmes internationaux, parmi lesquels les Nations unies, l’organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), ou encore la Ligue des Etats arabes.
Sur les 181 pays entretenant des relations bilatérales avec le Saint-Siège, à ce jour 77 Etats possèdent un ambassadeur résident à Rome. La présence d’un ambassadeur à Rome constitue un signe de l’importance accordée aux relations diplomatiques bilatérales. L’Arménie et le Ghana sont les dernières nations à avoir installé leur ambassadeur près du Vatican.
Au début du pontificat de Jean-Paul II (1978-2005), le Saint-Siège entretenait des relations bilatérales avec 84 Etats. A l’élection de Benoît XVI, en avril 2005, on comptait 174 Etats entretenant des relations diplomatiques avec le Saint-Siège, et 180 à la fin du pontificat, dont la Russie, les Emirats Arabes et enfin le Soudan du Sud. Mais d’autres pays comme le Vietnam ou la République populaire de Chine n’en font, pour l’heure, pas partie. (apic/imedia/mb/mp)



