Jeudi, dans le cadre du programme de sa première journée en Egypte, Jean Paul II s’est rendu en fin d’après-midi à la résidence du patriarche copte-orthodoxe du Caire, le pape Chénouda III, située près de la cathédrale Saint-Marc.

Rencontre de Jean-Paul II et du patriarche copte orthodoxe Chénouda III

Dans une ambiance plutôt joyeuse, au milieu d’un grand nombre d’évêques, le pape a été accueilli par des mélopées orientales exécutées par un choeur de moines avant qu’il ne se retire avec le pape Chénouda III pour un court entretien privé.

S’exprimant ensuite publiquement, le patriarche copte orthodoxe a particulièrement remercié le pape pour son intérêt pour le statut de Jérusalem auquel il est lui-même très sensible. Il a souligné par ailleurs qu’»il était temps» que Jean Paul II vienne en Egypte – après 89 autres voyages hors d’Italie – alors que ce pays avait été, selon l’Evangile, la première destination de l’enfant Jésus.

«Notre peuple sera heureux de voir le renforcement de la coopération entre Rome et Alexandrie, pour étendre la paix dans le monde, servir la parole de Dieu, et travailler pour l’unité de l’Eglise chrétienne», a confié pendant ce temps aux journalistes le métropolite copte orthodoxe de Damiette, Mgr Amba Bishoï, secrétaire général du Saint-Synode et membre de la commission mixte de dialogue entre l’Eglise copte orthodoxe et l’Eglise catholique. «Il y a bien sûr depuis des siècles des différences dogmatiques entre nous, mais on doit néanmoins travailler ensemble dans le dialogue».

Interrogé sur les difficultés des chrétiens en Egypte, Mgr Bishoï il n’a pas voulu parler de «persécution». «Il y a certains problèmes locaux, a-t-il reconnu, mais le président Moubarak a pris le problème en mains».

A l’extérieur de la résidence de Chénouda III, quelque 200 personnes, retenues par des barrières à une cinquantaines de mètres, s’étaient rassemblées là pour tenter d’assister au début de la rencontre. Parmi eux se trouvaient quelques catholiques. «Béni sois-tu toi qui cherches le chemin de Dieu», pouvait-on lire en français sur l’une de leurs banderoles. «Je suis venu parce que c’est la seule fois que je peux voir Jean Paul II, et je veux le voir parce qu’il est saint», affirmait pour sa part Hany Wahba, un copte-orthodoxe, comptable âgé de 48 ans.

Le métropolite copte orthodoxe Bakhomios, évêque de Bekhara, pour l’Afrique du Nord, a pour sa part insisté sur l’importance de cette rencontre. «Elle prouve que nous sommes nous aussi en faveur de l’unité chrétienne, a-t-il déclaré à l’APIC, et que nous voulons continuer le dialogue qui a commencé en 1973 avec la rencontre entre Chénouda III et Paul VI. (apic/imed/cb/pr)

25 février 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
Partagez!