Le Caire : L’Orient doit ressentir la sollicitude de l’Eglise, affirme le cardinal Sandri
Rencontre prévue avec le nouveau pape des coptes
Le Caire, 10 janvier 2013 (Apic) Actuellement en voyage en Egypte, le préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, le cardinal Leonardo Sandri, a affirmé le 9 janvier 2013 qu’il était «urgent de faire sentir aux régions orientales la sollicitude de l’Eglise». Le cardinal prélat effectue une visite dans plusieurs villes du pays du 6 au 11 janvier afin de rencontrer les communautés chrétiennes locales, en proie aux épreuves d’un contexte politique et social complexe.
«Il est urgent de faire sentir aux régions orientales la sollicitude de l’Eglise», a souligné le cardinal Sandri au cours d’une messe célébrée dans la capitale égyptienne à l’occasion du bicentenaire de la naissance de la bienheureuse Marie-Catherine Troiani (1813-1887), fondatrice de la congrégation des Sœurs franciscaines missionnaires du Cœur immaculé. «Je pense à la Syrie et à l’Irak, a-t-il poursuivi, tellement blessés par la violence des hommes».
Plusieurs rendez-vous importants figurent au programme du séjour du responsable de la curie romaine : une rencontre avec le nouveau patriarche copte orthodoxe Tawadros II, avec le cardinal Antonios Naguib, patriarche d’Alexandrie des coptes catholiques, ou encore l’inauguration à Charm el-Cheik d’une église consacrée à Notre-Dame de la Paix.
Des épreuves et des défis
Cette visite intervient à un moment délicat pour la nation égyptienne, quelques mois après les élections qui ont vu l’accès au pouvoir d’un nouveau président, issu du parti des Frères musulmans. Les évolutions du ›Printemps arabe’ en Egypte inquiètent les chrétiens locaux. Au lendemain de son arrivée en Egypte, au cours d’une messe qu’il célébrait à Alexandrie, le cardinal Sandri a d’ailleurs évoqué les épreuves et les souffrances que connaissent les communautés orientales, les divisions intérieures et extérieures, le «dialogue parfois difficile avec les institutions, qu’il faut pour autant toujours relancer». «Des défis, a-t-il ajouté, qui ne doivent pas freiner les aspirations chrétiennes à la paix et au salut».
Ce déplacement a été l’occasion de rappeler que les chrétiens du Moyen-Orient ne sont pas des citoyens de seconde zone mais bien des citoyens de leurs pays respectifs à part entière. (apic/imedia/mm/mp)



