Turin: Benoît XVI a célébré la messe devant 25’000 fidèles
Rendre la ville de Turin plus ›humaine’ et ›vivable’
Turin, 2 mai 2010 (Apic) A l’occasion de sa visite à Turin (Italie) pour vénérer le Saint-Suaire, Benoît XVI a encouragé les autorités à poursuivre leurs efforts afin de rendre la ville plus « humaine » et « vivable », dans la matinée du 2 mai. Au cours de la messe célébrée place Saint-Charles, dans cette grande ville industrielle du Piémont, le pape a également appelé les familles à dépasser les « divisions » et les « incompréhensions » et les jeunes à « ne jamais perdre l’espérance ».
Devant quelque 25’000 fidèles réunis sur cette place du 17e siècle, en plein centre de Turin, Benoît XVI a ainsi souhaité « encourager l’effort, souvent difficile, de ceux qui sont appelés à administrer les affaires publiques ». Selon le pape, « la collaboration pour poursuivre le bien commun et rendre la ville toujours plus humaine et vivable est un signe que la pensée chrétienne sur l’homme n’est jamais contre sa liberté ».
Sous un ciel couvert, le pape a par ailleurs exhorté « les familles à vivre la dimension chrétienne de l’amour dans les actions quotidiennes simples, dans les rapports familiaux dépassant les divisions et les incompréhensions ». Puis s’adressant aux jeunes, Benoît XVI leur a demandé de « ne jamais perdre l’espérance, celle qui vient du Christ ressuscité ».
Messe avec 700 prêtres et une trentaine d’évêques
Face à quelque 700 prêtres et une trentaine d’évêques, le souverain pontife a adressé « une parole d’encouragement en particulier aux prêtres et aux diacres de cette Eglise, qui se consacrent avec générosité à leur travail pastoral, ainsi qu’aux religieux et religieuses ». « Etre des ouvriers dans la vigne du Seigneur peut être fatigant, a-t-il reconnu, les engagements se multiplient, les demandes sont nombreuses, les problèmes ne manquent pas ». C’est ainsi qu’il leur a aussitôt demandé de savoir « puiser quotidiennement (…) dans la prière la force pour porter l’annonce prophétique du salut ». « La vie chrétienne (…) n’est pas facile », a ensuite lancé le pape aux fidèles qui portaient des pancartes ›Nous sommes heureux d’être ici avec toi’. Et d’évoquer spécialement la situation de la ville de Turin avec ses « difficultés », ses « problèmes », ses « préoccupations », notamment à cause « du chômage » et de « l’incertitude pour l’avenir ».
Le pape a par ailleurs consacré une grande partie de son homélie au Christ qui « a aimé l’humanité donnant sa vie pour (elle) ». « Celui qui a été crucifié, qui a partagé notre souffrance, comme nous le rappelle, de manière éloquente, le Saint-Suaire, est celui qui est ressuscité et qui veut tous nous réunir dans son amour », a alors soutenu le souverain pontife.
Benoît XVI avait quitté en début de matinée l’aéroport de Ciampino, au sud de Rome, pour arriver à l’aéroport ›Caselle’ de Turin à 9h25, à bord d’un Airbus A319. Il avait été accueilli par le cardinal Severino Poletto, archevêque de Turin, par l’ambassadeur d’Italie auprès du Saint-Siège, Antonio Zanardi Landi, par le nonce apostolique en Italie, Mgr Giuseppe Bertello, mais aussi par les autorités civiles, dont Gianni Letta, sous-secrétaire à la Présidence du Conseil des Ministres, le président de la région du Piémont, Roberto Cota, et le maire de Turin, Sergio Chiamparino. Une fois arrivé à Turin, il s’était rendu un peu après 10h sur la place Saint-Charles pour y présider la messe, à 10h15. L’archevêque et le maire de Turin avaient salué Benoît XVI à son arrivée sur la place. Sergio Chiamparino avait alors confié que sa ville était « sous le fouet d’une crise et d’une métamorphose sociale intense ». A ses yeux, le Saint-Suaire amenait ainsi à « une plus grande attention à la souffrance et au besoin de l’autre ». (apic/imedia/lb/bb)



