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Fribourg: La revue «Bethléem» consacre son numéro d’avril 2000 au Laos

Sous un régime communiste «imbibé de bouddhisme»

Fribourg, 29 mars 2000 (APIC) La revue mensuelle «Bethléem», dans son numéro d’avril, brosse un tableau du Laos, pays communiste d’Asie du Sud-Est. Béat Baumgartner, journaliste et Urs Keel, photographe, livrent avec d’autres personnes qui connaissent ce pays, le fruit de leur enquête.

Les deux ont été frappés par la volonté des responsables du Laos de s’ouvrir au tourisme international. Six fois plus grand que la Suisse, serré entre la Thaïlande et le Vietnam, le Laos ne manque pas d’atouts qui séduiront le visiteur étranger.

Sur la plan touristique, les paysages sont paradisiaques, la population très aimable. Politiquement le Laos est sous un régime communiste imbibé de bouddhisme. Les communistes se méfient des chrétiens, en particulier des catholiques, car c’était la religion du conquérant français. Ainsi, durant leur séjour, des fonctionnaires d’Etat ont toujours accompagné nos deux visiteurs lors de leurs randonnées.

Deux ans après la débâcle de l’armée américaine au Vietnam et la prise de pouvoir des communistes au Laos, les œuvres d’entraide catholiques d’Europe de l’Ouest, l’Action de Carême suisse en particulier, ont décidé de ne pas laisser tomber les pays sinistrés de cette région. Elles ont soutenu des projets de reconstruction et de développement dès 1977 au Vietnam, dès 1979 au Cambodge et dès 1981 au Laos.

Les 42’000 catholiques du Laos, regroupés en quatre vicariats apostoliques, sont une minorité mais vivante et active. «Nous sommes libres, mais contrôlés par le gouvernement», explique le responsable de la paroisse de Savannakhet. Tous les responsables de l’Eglise sont des autochtones: évêques, prêtres, religieuses et catéchistes, les missionnaires étrangers ayant été chassés en 1975.

Une Eglise proche des pauvres

L’Eglise du Laos est proche des pauvres. Le vicariat apostolique de Savannakhet prend soin de quatre villages d’exclus, des personnes qui pour diverses raisons, ont quitté leurs villages et se sont retrouvées, après une errance plus ou moins longue, dans un de ces villages. Elles peuvent y refaire leur vie.

De nombreux Laotiens ont pris le chemin de l’exil dès le début du XIXe siècle, mais surtout après la prise du pouvoir des communistes, entre 1975 et 1980. La diaspora compte plusieurs centaines de milliers de membres. Sait-on que Bonneville en France, non loin de Genève, en compte 5’000? Geneviève Cornet, rédactrice à «Bethléem», leur a rendu visite. Ils travaillent dur et s’intègrent bien, mais pensent toujours à leur pays. Ils réussissent leurs études mais cultivent aussi la langue laotienne ainsi que la danse et la musique traditionnelles de leur pays d’origine. (apic/com/mk)

3 avril 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 2  min.
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