Enfants de 4 à 15 ans autorisés à voter
République du Congo: Les Eglises exigent la transparence pour les élections du 10 mars
Brazzaville, 14 février (APIC) A moins d’un mois des élections présidentielles en République du Congo le 10 mars prochain, le Conseil ?cuménique des Eglises chrétiennes du Congo (COECC) exige «transparence, équité, honnêteté et justice».
Les cinq Eglises congolaises (catholique, évangélique, salutiste, orthodoxe et luthérienne), regroupées dans le COECC, rappellent que le récent référendum constitutionnel organisé par le gouvernement «sans la présence des partis de l’opposition et dans le désordre» n’a pas été un modèle de transparence et de crédibilité démocratique. L’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) affirme que «des personnes non recensées, des enfants de 4 à 15 ans ont été autorisés à voter. Le pouvoir a brandi la menace de la guerre si le projet de Constitution n’était pas approuvé.»
Le pays se relève péniblement d’une guerre civile très destructrice. En vue des élections du 10 mars, et des législatives du 12 avril, les Eglises relèvent que le Congo, avec les troubles et les violences qu’il a ont connu, «a atteint un niveau alarmant dans sa crise politique». Les responsables religieux estiment qu’il ne s’agit pas seulement d’aller aux urnes. Ils invitent les citoyens à élire «des hommes soucieux du bien des générations futures et préoccupés d’améliorer le présent.» Les Eglises formulent l’espoir de voir «les institutions publiques, les Eglises et la société tout entière, ?uvrer pour le recul du mal et reconstruire le pays après tant de gâchis».
Le projet de loi sur l’avortement divise
Les Eglises ont également dénoncé le projet de loi autorisant les femmes enceintes en détresse, à avorter. Le projet a été plusieurs fois examiné par le Parlement de transition. Au-delà du problème d’éthique que cette loi pose, les Eglises s’inquiètent du bien-fondé d’une telle loi dans un pays qui a connu 4 guerres civiles en cinq ans (de 1993 à 1998) et où la paix reste encore fragile: «Le législateur, censé protéger la vie, met entre les mains de nos frères en armes, soldats et miliciens, un instrument efficace pour détruire cette vie.» (apic/eni/be)



