«Respecter les droits humains et l'environnement»

Brésil: Rencontre latino américaine «Églises et extraction minière»

Brasilia, 7 décembre 2014 (Apic) La rencontre latino américaine «Églises et extraction minière», a regroupé pendant trois jours plus de 90 personnes, religieux, laïcs et spécialistes de l’activité minière. Ils ont notamment appelé à réduire l’exploitation minière et à protéger les communautés affectées par cette activité.

Le nombre de conflits liés à l’activité minière en Amérique latine est passé de 169, en 2012, à 211, cette année. L’étude a été réalisée par l’Observatoire des conflits miniers en Amérique latine. Elle rappelle également que les conflits liés à l’ouverture de nouveaux sites d’extraction ont provoqué plus de 70 morts dans les cinq dernières années.

Ces chiffres ont été présentés lors de la Rencontre «Église et extraction minière» qui s’est achevée le 5 décembre à Brasilia. Cette rencontre a regroupé plus de 90 personnes, religieux et spécialistes, de treize pays du continent. Les participants ont notamment débattu des actions devant être adoptées par les gouvernements latino américains pour réduire les effets de l’activité minière sur l’environnement et sur les communautés qui vivent près des exploitations.

Pour César Padilha, le Coordinateur général de l’Observatoire des conflits miniers en Amérique latine, «les ressources minières sont en train de s’épuiser et les exploitations ne sont guère productives. Aujourd’hui, il faut, par exemple, extraire une tonne de terre pour obtenir deux grammes d’or. Même d’un point de vue économique, les exploitations minières rencontrent des difficultés.»

«Les Églises vont se mobiliser»

Fort de ce constat, César Padilho appelle donc à la réduction de l’activité minière, expliquant qu’en diminuant le nombre d’exploitations, le nombre de conflits et de morts liés à cette activité sera également réduit de manière importante. Pour sa part, le Père Pedro Hugues, Secrétaire de la Conférence épiscopale latino-américaine (CELAM), assure que l’objectif n’est pas d’en «terminer avec l’activité minière, mais défendre le fait qu’elles soit réalisée dans le respect des droits humains des peuples affectés et de l’environnement.»

Un avis partagé par Guilherme Werlang, Président de la commission des pastorales sociales de la Conférence des évêques du Brésil (CNBB). Dans le document final de la rencontre, il assure que «les entités religieuses vont se mobiliser pour défendre toutes mesures législatives destinées à réduire l’exploitation minière et protéger les communautés affectées par les activités minières.»(apic/jcg/mp)

7 décembre 2014 | 09:05
par webmaster@kath.ch
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