Libéria: Les religieux de l'Ordre Saint-Jean de Dieu tentent de désinfecter l'hôpital Saint-Joseph

Risquer sa vie pour les malades

Monrovia, 15 août 2014 (Apic) «Notre vœu d’hospitalité nous dit que nous devons être au service des malades, même si nous risquons notre vie. Oui, la situation est grave, mais il faut que quelqu’un aille là-bas pour pouvoir prendre soin des malades.» Frère Pascal Ahodegnon, conseiller général de l’Ordre des hospitaliers de Saint-Jean de Dieu à Rome, souhaite que sa communauté tente coûte que coûte d’ouvrir à nouveau l’hôpital Saint-Joseph.

«Depuis deux semaines nous recevons de mauvaises nouvelles du Libéria, a affirmé Frère Pascal Ahodegnon à Radio Vatican. Tout d’abord le Frère Patrick, qui était le directeur de l’hôpital, ensuite la Sœur Chantal, de l’Immaculée Conception, qui collabore avec nous, et finalement le Père Miguel Pajares (prêtre espagnol décédé à Madrid le 12 août 2014). Avec ce décès, c’est toute la communauté de Monrovia qui est partie.»

«Les patients n’ont plus d’endroit pour se faire soigner»

«Nous sommes en train de préparer des renforts, pour aller désinfecter l’hôpital et voir comment nous pourrons le rouvrir, poursuit-il. Avec l’épidémie Ebola, les autres patients, qui ont d’autres pathologies, n’ont pas d’endroit pour se faire soigner. Même les hôpitaux publics sont fermés, et de toute manière les patients ont peur d’y aller, alors ils sont en train de souffrir chez eux.»

Selon le dernier bilan officiel, l’épidémie a fait 1’069 morts sur 1’975 cas confirmés et probables. La majorité des cas ont été enregistrés en Guinée, en Sierra Leone et au Liberia. Des chiffres en dessous de la réalité, estime l’OMS: «Le personnel sur les sites de l’épidémie voit des preuves que le nombre de cas et de décès signalés sous-estiment de façon très importante l’ampleur de l’épidémie». Médecins sans frontières (MSF), pour sa part, juge qu’il faudra six mois pour contenir l’épidémie. (apic/rv/pp)

15 août 2014 | 17:06
par webmaster@kath.ch
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