Röschenz: Franz Sabo refuse le rendez-vous du 7 juillet fixé par l’évêque

«On veut me faire partir à tout prix»

Röschenz, 4 juillet 2008 (Apic) La rencontre fixée au 7 juillet entre Mgr Kurt Koch, évêque de Bâle, et le prêtre suspendu Franz Sabo n’aura pas lieu. La faute à l’agenda, a précisé ce dernier. Il avait cependant qualifié les séances fixées par l’évêque de»tribunal d’inquisition».

Franz Sabo a laissé entrevoir dans les médias qu’il avait l’intention de venir à l’évêché en compagnie de son avocat, mais ce dernier ne pouvait pas se libérer pour ce rendez-vous du 7 juillet. Dans sa lettre du 30 juin adressée au prêtre suspendu, Mgr Koch a précisé qu’il ne sera lui-même pas accompagné de son avocat. Mais Sabo pouvait amener une personne de confiance s’il le désirait. L’avocat de Sabo a expliqué aux médias que cette collusion de dates n’avait rien à voir avec un refus. «Nous sommes bien entendu toujours prêts à dialoguer», a-t-il assuré dans la «Basler Zeitung» du 4 juillet.

Franz Sabo a affirmé à l’agence AP qu’il avait proposé lui-même depuis longtemps un dialogue dans un cadre familier. Mais il n’est pas prêt à accepter le «tribunal d’inquisition» proposé par Mgr Koch. Dans une première lettre datée du 2 juin, l’évêque de Bâle avait demandé que la rencontre, qui ferait l’objet d’un compte-rendu, se déroule à l’évêché à Soleure et soit dirigée par l’ancien président du Conseil de l’Eglise catholique d’Argovie, Werner Huber. Koch et Sabo auraient été accompagnés d’une personne de leur choix, et la rencontre aurait vu la participation d’un représentant du diocèse de Bamberg, dans lequel est incardiné le prêtre suspendu.

Quatre rendez-vous déjà refusés par Sabo

Franz Sabo a affirmé dans le «Tages-Anzeiger» du 4 juillet: «On veut me faire partir à tout prix, avec une procédure menée correctement». Lui et son avocat n’ont pu accepter aucune des quatre dates proposées par l’évêque. Ce dernier devrait maintenant faire d’autres propositions, pour la période après les vacances d’été, estime Franz Sabo. Il se dit prêt pour un dialogue, «entre quatre ou huit yeux».

Le conseil paroissial de Röschenz dénonce dans un communiqué diffusé le 3 juillet la «procédure irréfléchie» de l’évêque. Il lui reproche d’avoir rendu public un échange de lettres jugé confidentiel. Afin d’éviter toute pression médiatique, les informations sur les lettres à Franz Sabo n’ont pas été rendues publiques jusqu’à maintenant, explique pour sa part l’évêché. Malgré tout, des indiscrétions ont permis à la presse de prendre connaissance de cette correspondance.

En septembre 2007, le Tribunal cantonal de Bâle-Campagne, à Liestal, avait confirmé l’exécutif de l’Eglise cantonale comme autorité de surveillance des paroisses, et donc comme étant habilitée à faire appliquer par la paroisse de Röschenz le licenciement du prêtre suspendu. Les juges avaient cependant estimé que ni l’évêque de Bâle ni l’Eglise cantonale n’avaient donné suffisamment de possibilité à l’abbé Sabo de faire valoir ses arguments avant de voir sa mission canonique retirée et son licenciement prononcé. (apic/gs/bb)

4 juillet 2008 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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