Fonctionnement d’une assemblée synodale
Rome: 11e Synode des évêques, du 2 au 23 octobre
Rome, 26 septembre 2005 (Apic) La 11e assemblée générale ordinaire du Synode des évêques, s’ouvrira dans la matinée du dimanche 2 octobre par une messe présidée par Benoît XVI, dans la basilique saint-Pierre. Le thème en est ’l’Eucharistie : source et sommet de la vie et de la mission de l’Eglise’. Le Synode se terminera le 23 octobre. Le secrétaire général du Synode des évêques explique comment se déroule une telle assemblée.
Mgr Nikola Eterovic, secrétaire général du Synode des évêques, donne le déroulement de la 11e assemblée générale ordinaire du Synode des évêques. Celle-ci s’ouvrira le dimanche 2 octobre par une messe présidée par Benoît XVI, dans la basilique saint-Pierre.
«Le matin, de 9h à 12h30, l’assemblée se réunit pour un débat en salle jusqu’au moment du déjeuner. Les travaux reprennent l’après-midi de 16h30 à 19h, sachant que de 18h à 19h une heure est consacrée à la discussion libre. Certains jours, nous aurons aussi des ’carrefours’ pour approfondir certains thèmes spécifiques. Ces petits groupes auront leurs discussions dans leur langue propre. Les langues parlées seront le latin, le français, le lusitano-espagnol, l’italien, l’anglais et l’allemand».
Les ’carrefours’ permettront de formuler des propositions suite aux débats synodaux, destinées au pape, en vue du document qu’il rédigera après le synode, selon l’usage habituel. A la fin du Synode un document sera publié. «Il s’agit précise le secrétaire général, du message des pères synodaux pour informer le peuple de Dieu sur les travaux du synode, étant donné que l’Exhortation post-synodale du pape requiert plus de temps. Le message est plus court et plus immédiat, il est approuvé par l’assemblée avant d’être communiqué. On y remercie aussi pour les prières toutes les communautés chrétiennes, surtout celles appartenant à la vie contemplative, qui nous assistent spirituellement durant cet événement ecclésial».
L’Exhortation post-synodale est publiée environ un an après le Synode.
La participation du pape et sa présence sont «précieuse», affirme le secrétaire général, qui ajoute: «jusqu’à maintenant, nous avons eu l’expérience de deux papes, Paul VI et Jean Paul II. Normalement, le pape participe aux congrégations générales, mais pour nous, le plus important, ce sont les messes et les homélies qu’il va faire lors du lancement de l’assemblée synodale le 2 octobre ainsi qu’à la fin des travaux, le 23 octobre. Le pape est aussi libre d’intervenir durant l’assemblée s’il le considère nécessaire, mais il est surtout là pour écouter ce que les représentants des Eglises particulières vont communiquer à propos de certains thèmes».
Le synode comprend également des experts et des auditeurs et auditrices nommés pour chaque synode. Les auditeurs sont des personnes ayant une expérience particulière de l’Eglise et, pour cette assemblée, du sacrement de l’Eucharistie. «Ils transmettent le charisme de l’ordre, du groupe ou du mouvement auquel ils appartiennent. Leur point de vue enrichit beaucoup le débat synodal».
Les experts, eux, sont des théologiens ou des juristes qui aident le secrétaire spécial, Mgr Minnerath (archevêque français de Dijon, Ndlr). «Ils sont aussi à la disposition du rapporteur général, précise Mgr Nikola Eterovic, qui fera deux rapports, l’un pour introduire les travaux, et en se référant à l’Instrumentum laboris, entre autres, pour indiquer des pistes aidant à la discussion, et un second, qui se veut la synthèse des contributions. Pour accueillir toute la richesse des propositions, les experts l’aident. Il est important qu’ils proviennent du monde entier, d’expériences et de zones linguistiques différentes, qu’ils soient polyglottes».
Propos recueillis par Ariane Rollier, I.MEDIA/APIC à Rome (apic/imedia/vb)



