Rome, 18septembre (APIC) «Cette France que j’aime». C’est un Jean-Paul II

dans une forme étonnante qui a adressé, mercredi 18 septembre, un message

aux français, à la veille de son voyage de quatre jours en France, en Vendée, Bretagne, Touraine et Champagne.

«J’entends lancer, a dit le pape, un nouvel appel à la solidarité avec

tous ceux qui souffrent dans leurs corps ou dans leur coeur, ceux dont la

vie est précaire, ou menacee, tant en France qu’au delà de ses frontières».

L’appel à la Solidarité devrait donc être le grand message de Jean-Paul

II à la France à l’occasion de cette sixième visite pastorale. Mais il est

un second aspect sur lequel le pape a nettemement insisté avant son départ:

cette visite, dit-il comme les autres, est avant tout pastorale.

Sous entendu, Jean-Paul II n’entend tomber dans aucun piège politique en

particulier le dimanche 22 septembre à Reims, ou il celébrera le XV centenaire du baptême de Clovis. C’est, en effet, cette célébration qui a déclenché toute la polémique sur la visite du pape, certains y voyant une entorse au principe de la séparation Eglise-Etat.

En attendant, mercredi 18 septembre à Rome, veille de son départ, JeanPaul II a surpris son monde. Il est apparu en meilleure forme, remontant à

pieds toute la basilique Saint-Pierre et serrant les mains des fidàles.

Rien à voir avec le Jean-Paul II du dimanche 15 septembre, qui semblait

éteint.

Reste à voir maintenant si Jean-Paul II gardera cette même vitalité pendant les 4 jours du voyage français. Agé de 76 ans, il devrait être hospitalisé le 9 octobre pour, affirme le Vatican, «une inflammation de l’appendice». (apic/imed/pr)

18 septembre 1996 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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