En audience avec le pape

Rome: 25’000 membres du Chemin néocatéchuménal attendus au Vatican le 10 janvier

Rome, 9 janvier 2009 (Apic) Quelque 25’000 membres du Chemin néocatéchuménal devraient participer à une rencontre avec Benoît XVI, le 10 janvier en fin d’après-midi, dans la basilique Saint-Pierre. Cette audience du pape au Chemin néocatéchuménal entend marquer le 40e anniversaire de l’installation à Rome de la première communauté de ce mouvement missionnaire né en Espagne en 1964 et dont les statuts définitifs ont été approuvés en juin 2008.

L’audience accordée par le pape au Chemin néocatéchuménal, sept mois après l’approbation définitive de ses statuts, rassemblera quelque 25’000 personnes, a indiqué un communiqué diffusé le 9 janvier par le mouvement. La cérémonie, rythmée par les chants et les temps de prière, verra aussi intervenir l’un des deux fondateurs du mouvement, l’Espagnol Kiko Argüello, ainsi que Benoît XVI.

Au cours de l’audience, le pape enverra officiellement en mission un certain nombre de ’communautés’ composées de prêtres, de religieux et de familles nombreuses. 14 ’communautés’ de 30 à 60 personnes seront ainsi envoyées en mission dans des paroisses des «zones les plus difficiles et sécularisées de la banlieue de Rome». 14 autres, baptisées ’Missio ad gentes’, partiront à travers le monde, à la demande d’évêques, notamment à Cologne, Budapest ou New-York, ou encore auprès des population aborigènes en Australie ou aux Antilles.

Statuts approuvés l’an dernier

Né dans les bidonvilles en banlieue de Madrid en 1964, le Chemin néocatéchuménal avait été reconnu officiellement par le Saint-Siège le 29 juin 2002, mais ses statuts avaient d’abord été approuvés ’ad experimentum’, conformément à la pratique. Avant l’approbation définitive et la publication des statuts, le 13 juin 2008, plusieurs dicastères de la curie romaine avaient demandé au Chemin néocatéchuménal de revoir certaines de ses pratiques. En outre, le mouvement a parfois été accusé de dérives sectaires.

Les statuts définitifs avaient indiqué que les membres du Chemin néocatéchuménal doivent célébrer leur messe dominicale «après les vêpres du dimanche», c’est-à-dire le samedi soir, et «selon les dispositions de l’évêque». Ces messes «font partie de la pastorale paroissiale» et sont donc «ouvertes à tous les fidèles», précisait le document définitif. Les statuts du ’Camino’ précisaient aussi que la communion devrait être reçue «debout», contrairement aux habitudes passées. Il était cependant mentionné que les fidèles resteraient «à leur place» car le mouvement s’opposait à demander à ses membres de faire une procession pour la communion. En outre, il a été accordé aux fidèles du Chemin néocatéchuménal de prononcer des brèves monitions avant les lectures ou l’homélie, d’utiliser du pain sans levain pour la communion, de communier sous les deux espèces (corps et sang du Christ), ou encore de déplacer le geste de paix au cours de la messe.

Les fondateurs du mouvement – Francisco Argüello dit ’Kiko’ et Carmen Hernández – avait précisé que les statuts définitifs du Chemin néocatéchuménal en faisaient «un catéchuménat post-baptismal (…) sous la juridiction et la direction de l’évêque diocésain».

Le ’Chemin’, très missionnaire, est désormais présent dans plus de 900 diocèses et 120 pays à travers le monde, avec plus de 20’000 communautés et gérant plusieurs milliers de paroisses, ainsi que 70 séminaires missionnaires. Il est composé à 70% de personnes à l’origine éloignées de l’Eglise ou non-baptisées. (apic/imedia/lm/ami/bb)

9 janvier 2009 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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