Presque deux fois plus qu’en 2004
Rome: 26 religieux ou laïcs sont morts assassinés en 2005
Rome, 30 décembre 2005 (Apic) Au cours de l’année écoulée, 26 prêtres, religieux, religieuses ou laïcs ont perdu la vie de manière violente, selon des chiffres publiés le 30 décembre 2005 par l’agence Fides.
L’agence missionnaire de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples publie ainsi chaque année une liste non exhaustive des personnes assassinées dans l’année au nom de leur foi. A cette liste, il convient d’ajouter la religieuse valaisanne Clementine Brantsen, assassinée le 28 décembre en Afrique du Sud.
Selon les données dont dispose l’agence Fides, 26 prêtres, religieux, religieuses ou laïcs, presque deux fois plus qu’en 2004, ont été tués en 2005, indique affirme l’agence missionnaire de l’ex Congrégation pour la propagande de la foi. En 2004, cette dernière avait fait état de 16 «martyrs de la foi».
«Le continent américain figure à la première place en ce qui concerne les lieux où l’on enregistre le plus grand nombre de victimes en 2005», explique ainsi l’agence missionnaire, précisant que 8 prêtres, 2 religieuses et 2 religieux y sont décédés «de mort violente». Fides note ainsi que c’est la Colombie, avec la mort de 4 prêtres et d’une religieuse, qui est «le pays où les conflits sociaux sont les plus aigus et où l’Eglise paye un lourd tribut à son engagement sur le front de la réconciliation et de la justice sociale au nom de l’Evangile». Les autres pays du continent américain concernés par ces assassinats sont le Mexique, le Brésil et la Jamaïque.
«L’Afrique, explique encore Fides, a été baignée du sang d’un évêque, de 6 prêtres et d’un laïc (.) au Kenya, en République Démocratique du Congo, au Congo Brazzaville et au Nigeria». Sur le continent asiatique, 3 prêtres ont été tués en Inde et un autre en Indonésie.
L’agence missionnaire note encore que l’Europe n’a pas été épargnée en 2005 avec la mort de 2 prêtres. Le premier à Bruxelles, «engagé dans l’accueil des immigrés et de tous ceux qui frappaient à sa porte», le second en Russie, près de Moscou, «où il reconstruisait une communauté pastorale». Enfin, précise-t-elle, «nous ne pouvons pas oublier la longue liste des nombreux ’soldats inconnus de la foi’ en tous lieux de notre planète, dont on ne saura peut-être jamais rien».
Ce calcul ne comprend pas seulement les missionnaires ad gentes au sens strict du terme, mais tout le personnel ecclésiastique tué de façon violente ou qui a sacrifié sa vie, conscient du risque qu’il courrait, pour ne pas renoncer à son engagement de témoignage et d’apostolat», prévient aussi l’agence Fides. 16 missionnaires de l’Eglise catholique ont ainsi perdu la vie de manière violente en 2004, 29 en 2003, 25 en 2002, 33 en 2001 et 30 en l’an 2000. (apic/imedia/ami/pr)



