Plaidoyer pour le respect intégral des droits humains

Rome: 32ème Journée mondiale de la Paix, le pape rappelle les victimes de l’holocauste

Rome, 1er janvier 1999 (APIC) A l’occasion de sa première messe de la nouvelle année, le 1er janvier 1999, le pape Jean Paul II a rappelé aux représentants du corps diplomatique de 170 Etats présents dans la Basilique Saint-Pierre la mémoire des victimes des deux guerres mondiales, en particulier des juifs qui ont péri dans les camps d’extermination nazis.

Au cours de l’eucharistie qu’il a célébrée à l’occasion de la 32ème Journée mondiale de la Paix, le pape, qui est apparu en bonne forme pour sa 20ème messe du 1er janvier, s’est exclamé dans son homélie: «Comment oublier les camps de la mort, les fils d’Israël cruellement exterminés, les saints martyrs: le Père Maximilien Kolbe, Sœur Edith Stein et tant d’autres ?». Mais Jean Paul II n’en est pas resté à l’évocation des grandes catastrophes qu’a connues ce 20ème siècle finissant. Il a aussi souligné l’espoir que représente la Déclaration universelle des droits de l’homme née il y a 50 ans. Il y a consacré son message traditionnel pour cette Journée mondiale de la Paix.

Avant de réciter la traditionnelle prière de l’angélus à midi, s’adressant aux quelque 30’000 fidèles, rassemblés Place Saint-Pierre, Jean Paul II a encore rappelé que le respect intégral des droits humains est le chemin le plus sûr pour créer des relations solides entre les Etats. Saluant ensuite des jeunes Italiens venant chaque année à Rome pour fêter le 1er janvier au sein de leur association, le Souverain pontife leur a adressé un joyeux: «Au-revoir, à l’an 2000 !»

La veille, le pape s’était rendu comme prévu dans l’église romaine de Saint Ignace, tenue par les Jésuites. En présence du Père Kolvenbach, préposé général de la Compagnie de Jésus, du maire de Rome et d’autres responsables de l’administration de la ville, Jean Paul II a chanté un Te Deum d’action de grâces pour l’année écoulée, évoquant toutefois les souffrances qu’endurent au sein même de la ville de Rome certains de ses habitants. Le pape a notamment cité les familles qui ont du mal à équilibrer leur budget quotidien, les mineurs en difficultés et les jeunes sans perspectives d’avenir, les malades, les personnes âgées, celles qui vivent dans la solitude, les personnes abandonnées, sans toit, et tous ceux qui se sentent rejetés par la société. (apic/imed/be)

30 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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