Une première pour quelque 150’000 personnes attendues

Rome: 56 mouvements ecclésiaux réunis samedi autour du pape

Rome, 25 mai 1998 (APIC) Le pape Jean Paul II rencontrera pour la première fois dans leur ensemble «les mouvements ecclésiaux et les communautés nouvelles» considérés comme l’une des forces vives de son pontificat. La rencontre se déroulera le 30 mai, veille de la Pentecôte. A Rome, on insiste sur la «maturité» désormais acquise par ses mouvements et leur «esprit de communion» avec les structures plus anciennes dans l’Eglise.

Selon le Conseil Pontifical pour les Laïcs, organisateur de la rencontre, 56 mouvements, dont 20 grandes communautés charismatiques, seront présents Place Saint-Pierre samedi après-midi, en présence de Jean Paul II. Ce rendez-vous devrait rassembler quelque 150’000 personnes.

Pour le monde francophone, la communauté de l’Emmanuel est attendue avec 2’700 personnes. Seront aussi présentes, les communautés de l’Arche, des Béatitudes, du Chemin Neuf, du Pain de Vie, du Verbe de Vie, la communauté «Réjouis-toi», la Communion de communauté Béthanie, les Equipes Notre Dame, les Equipes Notre-Dame Jeunes, Foi et Lumière, les Foyers de Charité, Jeunesse Lumière.

Sur le plan des autres communautés internationales, on note une forte mobilisation du Chemin Néo-catéchuménal qui promet 47’000 personnes, de Communion et Libération (28’000 inscrits), de l’Iccres (30’000 personnes – structure du Vatican regroupant tous les groupes charismatiques du monde), des Focolari (25’000), de Regnum Christi (mouvement de laïcs lié aux Légionnaires du Christ, 10’000), et de Sant’Egidio (5’000).

Samedi après-midi, lors de la rencontre avec le pape, quatre fondateurs de ces mouvements seront invités à prendre la parole devant la foule: Chiara Lubich, fondatrice des >, Kiko Arguello, fondateur du «Chemin Néo-catechuménal», Jean Vanier, de l’Arche, et Mgr Luigi Giussani, fondateur du mouvement «Comunione e Liberazione».

Conférence, témoignages et tables rondes

Avant cette rencontre avec Jean-Paul II, un «Congrès Mondial des Mouvements Ecclésiaux», le troisième du genre, mais le premier à Rome, rassemblera pendant trois jours (27-29 mai 1998), 350 délégués de ces communautés et nouveaux mouvements et plusieurs fondateurs dont la plupart sont encore en vie.

Au programme de cette réunion figure une conférence introductive du Cardinal Joseph Ratzinger, Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, le 27 mai, sur le thème «les mouvements ecclésiaux, espoir pour l’Eglise et pour les hommes» mais aussi de nombreuses autres interventions, témoignages et tables rondes.

Mgr Stanislas Rylko, Secrétaire du Conseil Pontifical pour les Laïcs, considère que ce grand meeting de Pentecôte (Congrès et rencontre place Saint-Pierre) correspond à une nouvelle phase de la vie de ces mouvements. «Je dirais même à une phase de maturité», ajoute-t-il dans une interview au quotidien catholique «Avvenire».

Si Jean Paul II n’a jamais caché un soutien sans faille à ces nouveaux mouvements – «je continue à les indiquer comme un motif d’espérance pour l’Eglise et pour les hommes» disait-il déjà en 1984, il n’en va pas de même dans l’Eglise. Le Synode sur la vie religieuse, en 1994 avait démontré à cet égard un large scepticisme de la part des Congrégations établies vis-à-vis de ces nouveaux venus, parfois turbulents, et tous plus ou moins nés dans la foulée du Concile Vatican II. (apic/imed/pr)

19 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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