Ceux qui se déclarent terroristes au nom de Dieu blasphèment

Rome: Abrégé sur la doctrine sociale de l’Eglise

Rome, 25 octobre 2004 (Apic) Dans un abrégé du compendium sur la doctrine sociale de l’Eglise, rédigé par le Conseil pontifical pour la justice et la paix, le Vatican a condamné lundi le terrorisme avec force.

L’abrégé du compendium de la doctrine sociale de l’Eglise, publié le 25 octobre, rédigé par le Conseil pontifical pour la justice et la paix déclare: «Ceux qui se déclarent terroristes au nom de Dieu blasphèment». Ils «exploitent non seulement l’homme mais également Dieu».

Qualifier de martyrs, poursuit le texte, ceux qui meurent en commettant des actes terroristes signifie dénaturer complètement le concept de martyre», ajoute le document, pour lequel «aucune religion ne peut tolérer le terrorisme et, encore moins, le prêcher». Le terrorisme est condamné comme «l’une des formes les plus brutales de la violence qui bouleverse aujourd’hui la communauté internationale: le terrorisme sème la haine, la mort, le désir de vengeance et de représailles».

Ce que le terrorisme est devenu aujourd’hui

L’abrégé du compendium de la doctrine sociale de l’Eglise est destiné aux évêques, aux prêtres, aux fidèles, mais aussi aux hommes politiques, aux entrepreneurs, syndicalistes, et également aux fidèles d’autres religions. «A tous les hommes de bonne volonté qui souhaitent servir le bien commun», dit la préface du texte.

Selon le Vatican, le terrorisme a subi une transformation. Alors qu’il était «une stratégie subversive typique limitée à certaines organisation extrémistes visant la destruction de choses et l’assassinat de personnes», il «s’est transformé en un réseau obscur de complicités politiques, utilisant même des moyens techniques sophistiqués, des ressources financières importantes, élaborant des stratégies à une vaste échelle».

Le terrorisme: au-delà de toutes les règles des hommes

L’abrégé insiste sur le fait que «le terrorisme frappe dans le noir, au delà de toutes les règles par lesquelles les hommes ont cherché à discipliner leurs conflits, telles que le droit humanitaire international». Cependant, le Vatican affirme que «la lutte contre les terroristes doit être menée dans le respect des droits de l’homme et des principes de l’Etat de droit».

Pour le Conseil pontifical pour la justice et de la paix, il faut tenir compte «des causes qui peuvent être à l’origine de telle revendication inacceptable». Il poursuit: «La lutte contre le terrorisme implique le devoir moral de contribuer à créer les conditions afin qu’il ne naisse pas et qu’il ne puisse pas se développer».

Le Conseil pontifical demande un engagement particulier sur le plan pédagogique et politique pour résoudre «les problèmes qui peuvent alimenter le terrorisme dans certaines situations dramatiques». Il demande aussi avec fermeté que «l’identification des coupables soit dûment établie, car la responsabilité pénale est toujours personnelle et ne peut être renvoyée aux religions, aux nations, aux ethnies auxquelles les terroristes appartiennent». (apic/ag/vb)

25 octobre 2004 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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