Le travail des femmes au programme
Rome: Académie pontificale des Sciences Sociales
Rome, 22 avril 1997 (APIC) Comment concilier «responsabilités de mère» et «responsabilités professionnelles» ? La question est inscrite à l’ordre du jour de la troisième session plénière de l’Académie Pontificale des Sciences Sociales, qui aura lieu à Rome du 23 au 26 avril 1997. Thème des travaux: «Le droit au travail: vers le plein emploi ?»
Créée en janvier 1994 par Jean-Paul II pour promouvoir l’étude et le progrès des sciences sociales, économiques, politiques et juridiques et approfondir et développer la doctrine sociale de l’Eglise, l’Académie Pontificale des Sciences Sociales a orienté ses premiers travaux sur le thème du travail. Sa troisième session va poursuivre et conclure cette étude, avant d’aborder au printemps 1998 un autre thème: «La démocratie».
Droit au travail: de nouveaux défis
Les 30 membres de l’Académie, présidée par l’économiste français Edmond Malinvaud, se pencheront d’ici là sur le droit au travail et sur le travail féminin. Partant de la nécessité de concilier les engagements des mères de famille et leurs responsabilités professionnelles, ils réfléchiront sur les «modalités d’organisation et d’évolution de la durée du temps de travail», sur «l’émergence de plus en plus manifeste d’une économie de services» et sur «la possibilité de rémunérer des activités jusque là bénévoles».
Concernant le «droit au travail», leur réflexion portera sur les «nouveaux défis» posés par les «innovations technologiques, les transformations sociales, la globalisation et le chômage». A cet égard, une note de l’Académie établit ce constat: «Il semble que les personnes acceptent de plus en plus souvent les changements de leurs habitudes et cadres de travail imposés par ces défis. Mais l’attention à la solidarité et la participation des travailleurs aux processus décisionnels qui les concernent semblent exclure toutes nouvelles formes de flexibilité.» Il s’agit donc pour l’Académie de voir comment concilier ces nouvelles exigences avec la doctrine sociale de l’Eglise, en s’interrogeant aussi sur «l’adaptation de l’action syndicale».
C’est la «nouvelle culture du travail» que l’Académie pontificale tente ainsi d’approcher, pour que «l’Eglise puisse mieux situer son message par rapport à cette réalité».
Démocraties et «vraies valeurs»
La session suivante sera consacrée à la question de la démocratie, avec trois étapes de réflexion: «l’histoire et l’état de l’enseignement social de l’Eglise sur la démocratie»; «la signification de la démocratie dans les différentes régions du monde en fonction de leur développements économiques, de leurs traditions culturelles et de leur histoire»; «le contenu et les structures de la démocratie».
Sur ce dernier point, l’Académie pose les questions suivantes: «Pour que la démocratie soit couronnée de succès, ne faut-il pas qu’existe au préalable une société civile qui ne laisse pas tout à l’Etat mais qui remplisse, activement et loyalement, un espace de participation démocratique ? Alors que la démocratie recueille les valeurs qui sont vivantes dans la société, comment traiter les tensions qui peuvent en résulter quant aux ’vraies valeurs’ ? Comment faire en sorte que l’internationalisation élève la qualité des démocraties nationales, alors que le statut démocratique des organisations et des activités internationales reste incertain ?» (apic/cip/imed)




