La vie prénatale a été déclassée
Rome Académie pontificale pour la Vie: congrès sur le statut de l’embryon humain
Rome, 14 janvier 1998 (APIC) L’Académie pontificale pour la vie réunit à Rome, ces 15 et 16 janvier, un Congrès international sur l’identité et du statut de l’embryon humain. L’Académie organise ce congrès en collaboration avec le Forum des Associations familiales et avec le Forum des Associations chrétiennes de la santé. Le congrès, qui se déroulera au siège de l’Institut supérieur de Santé de Rome, sera l’occasion de présenter les travaux effectués sur le thème par les experts réunis par l’Académie pontificale. Ces travaux ont donné lieu à la rédaction d’un document intitulé, comme le congrès: «L’identité et du statut de l’embryon humain».
Le document et le congrès se proposent de donner des éléments de réponse aux questions posées par les «violations» qui touchent l’embryon humain, depuis l’expérimentation in vitro, la congélation et la décongélation, les manipulations eugénistes, la «location» d’utérus, la parenté «plurielle», la commercialisation du sperme et des ovules, jusqu’au clonage.
Faisant allusion à la loi sur la fécondation artificielle actuellement en préparation en Italie, Mgr Elio Sgreccia, secrétaire de l’Académie pontificale, désigne le noeud de la question: le statut de l’embryon: «Un des problèmes cardinaux à résoudre sera celui de savoir ce que l’Etat pense des embryons qui se forment en éprouvette: peut-on ou non les congeler, les détruire, les utiliser pour des expériences ? Peut-on les considérer comme sujets de droits, une fois implantés ? Et, en laboratoire, peut-on les manipuler ? Peuvent-ils être réimplantés après avoir été manipulés ?»
Mgr Sgreccia s’interroge sur un lien possible entre les abus dont sont actuellement victimes les enfants dans le monde et le manque de considération pour la vie pré-natale. «Il est important, dit-il, de mettre en oeuvre une réflexion sur la vie pré-natale et certaines données concernant les enfants en général. On se demande, par exemple, si la commercialisation des enfants, les abus dans le monde du travail ou dans le domaine sexuel, ne sont pas le fruit d’une mentalité née du fait que la vie pré-natale a été «déclassée» et n’a pas été prise en considération dans toute sa dignité humaine, par la culture et par la loi». Dans ce sens, Mgr Sgreccia souhaite une amélioration du droit international et du droit italien.
L’Académie pontificale pour la Vie a été fondée en 1994 par Jean-Paul II pour étudier les problèmes regardant la promotion de la défense de la vie, d’informer les responsables de l’Eglise et de former à une culture de la vie. Ses membres sont au nombre de 70, nommés par le pape sur la base de leur profession et de leur compétence, sans discrimination de religion ou de nationalité: une véritable «task-force» d’experts, selon Mgr Sgreccia. (apic/cip/imed/mp)




