Forces policières en nombre, Place Saint-Pierre
Rome: Angélus: Benoît XVI rappelle aux fidèles que le péché éloigne de Dieu
Rome, 15 février 2009 (Apic) Le péché existe, a rappelé dimanche le pape lors de l’Angélus. Benoît XVI a en effet averti les fidèles que la «dégénérescence» et l’»esclavage» du péché «éloignent de Dieu». Apparaissant à la fenêtre de ses appartements, place Saint-Pierre, le pape les a alors exhortés à confesser leurs péchés. Une audience qui s’est déroulée en présence de nombreux policiers, par crainte d’une manifestation, Place Saint-Pierre.
Au cours de la prière de l’Angélus, devant des milliers de fidèles rassemblés Place Saint-Pierre, le pape a commenté les «guérisons miraculeuses» du Christ dans les lectures évangéliques de ces derniers dimanches. Au-delà des maladies, Benoît XVI a précisé que le péché constituait «la véritable impureté du coeur, capable de nous éloigner de Dieu». «Les péchés que nous commettons nous éloignent de Dieu, a-t-il insisté, et s’ils ne sont pas confessés humblement en se confiant à la miséricorde divine, ils vont jusqu’à produire la mort de l’âme».
«Aujourd’hui, la Parole de Dieu nous invite à changer notre regard et à nous rendre disponibles au souffle de l’Esprit», a poursuivi Benoît XVI en français, indiquant que le Christ était «venu purifier l’homme de toutes les formes de dégénérescence et d’esclavage». «Le Christ est notre unique modèle», a souligné le pape avant d’inviter les fidèles à être «ses témoins convaincus dans notre vie quotidienne».
Par ailleurs, s’adressant aux pèlerins anglophones, Benoît XVI a particulièrement salué les participants à un pèlerinage catholico-orthodoxe venus de Finlande. Au cours de l’intervention du pape, le vent a soulevé la tapisserie rouge et or installée sous la fenêtre du bureau pontifical. Voyant arriver jusqu’à lui la tapisserie portant ses armes, Benoît XVI l’a repoussée de sa main.
Les forces de l’ordre étaient particulièrement présentes autour de la Place Saint-Pierre dans la matinée du 15 février. La police italienne, en service auprès du Vatican, craignait l’arrivée de manifestants ’No-Vat’ qui, la veille, déjà, avaient protesté dans Rome contre l’ingérence de l’Eglise dans les affaires de la péninsule italienne. Plusieurs sujets ont récemment réveillé les mouvements anti-cléricaux en Italie, comme le rapport de l’Eglise avec les homosexuels ou la question de l’euthanasie. (apic/imedia/ami/lb/pr)



