Rome: Appel de Jean Paul II aux gynécologues et aux obstétriciens

«Sauvez ensemble la vie de l’enfant et de la mère»

Rome, 1er octobre 1999 (APIC) Jean Paul II demande que les médecins recherchent toutes les formes de traitement possibles pour les femmes atteintes de cancer alors qu’elles attendent un enfant, plutôt que de recourir systématiquement à l’avortement.

Pour le pape, les gynécologues et les obstétriciens doivent tout faire pour sauver à la fois la vie de l’enfant et de la mère lorsque celle-ci est atteinte d’un cancer et qu’elle attend un enfant. C’est ce qu’a affirmé Jean Paul II jeudi en recevant au Vatican 1’500 participants à un Congrès international de spécialistes d’oncologie gynécologique.

Evoquant la situation «dramatique» dans laquelle se trouvent les femmes qui sont dans cette situation, le pape a toutefois souligné que les «moindres signes de risque ou d’alarme» ne sont pas une «justification» pour un recours à l’avortement, surtout quand des formes efficaces de traitement sont disponibles. «Les progrès de la médecine rendent de plus en plus possible de sauver à la fois la vie de la mère et de l’enfant, a fait remarquer Jean Paul II pour qui davantage de fonds publics devraient être consacrés aux recherches médicales sur ces points, afin que ces cas dramatiques soient de moins en moins fréquents».

Evoquant «la forte tentation» pour les professionnels de la santé, dans le contexte social et culturel d’aujourd’hui de devenir des manipulateurs de la vie, ou même des agents de mort, Jean Paul II les a invités «à exercer davantage leur responsabilité en s’inspirant de la dimension éthique intrinsèque et incontestable de leur profession, et de l’enseignement de l’Eglise». Enfin, le pape a saisi cette occasion pour renouveler sa ferme condamnation de l’euthanasie et du suicide assisté. (apic/imed/ba)

1 octobre 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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