Et pour la reconnaissance du ministère du pape.
Rome: Appel de Jean Paul II pour l’unité des chrétiens
Rome, 29 juin 2000 (APIC) Le pape Jean Paul II a insisté le 29 juin sur l’importance du dialogue oecuménique et de la reconnaissance du ministère du pape comme un «service de l’unité du peuple de Dieu». Le soir, le pape a remis le «pallium» à 24 archevêques de quinze pays du monde nommés depuis un an.
Le pape s’adressait aux pèlerins rassemblés sous une pluie battante Place Saint-Pierre, à l’occasion de la fête des saints Pierre et Paul, jour férié à Rome, en mentionnant particulièrement la délégation du patriarcat orthodoxe de Constantinople. «La présence significative de ces frères dans la foi est un geste qui invite à espérer et à poursuivre sans jamais se décourager le chemin du dialogue œcuménique», a déclaré Jean Paul II.
Le pape espère donc «que les chrétiens d’Orient et d’Occident pourront expérimenter le plus vite possible la joie et la grâce de la pleine unité et de la communion unanime dans la foi et dans l’engagement apostolique». Jean Paul II a ainsi parlé de l’unité des chrétiens comme d’une intention qui lui tient «particulièrement à cœur» à l’aube du troisième millénaire, avec celle de la «nouvelle évangélisation». «Que saint Pierre intercède pour nous, afin que le ministère de son successeur soit reconnu et accepté pour tous comme service de l’unité du peuple de Dieu», a-t-il lancé, alors qu’il confiait à saint Paul son souci concernant «l’action missionnaire de l’Eglise, spécialement envers ceux qui n’ont pas encore reçu la Bonne nouvelle du Christ».
Dans la soirée du 29 juin, Jean Paul II est revenu sur la question de l’unité des chrétiens, au cours d’une cérémonie solennelle, en remettant à 24 archevêques de quinze pays du monde nommés depuis un an, les «pallium» écharpes de laine conservées dans un coffret au-dessus de la tombe de Pierre dans la basilique vaticane – symbolisant leur union au pape.
Au cours de la récitation de la prière de l’Angélus à midi, le pape avait par ailleurs demandé «une collaboration internationale plus forte en faveur des peuples les plus défavorisés». Jean Paul II a encore fait allusion à la publication, le 29 juin, du rapport des Nations Unies sur les droits humains et sur le développement humain. Parlant de la lutte contre la pauvreté comme «l’un des plus grands défis qui se présent à l’humanité du nouveau millénaire», le pape a exprimé le souhait à cette occasion que «parmi les fruits de ce grand jubilé, naisse un engagement nouveau et concret de solidarité internationale».
La nourriture, l’assistance sanitaire, l’éducation et le travail, ne représentent pas seulement des «objectifs de développement, a enfin fait remarquer Jean Paul II, mais aussi des «droits fondamentaux malheureusement encore refusés à des millions d’être humains». (apic/imed/pr)



