Les uniates d’Ukraine au centre des débats

Rome: Assemblée de la Congrégation pour les Eglises orientales

Rome, 30 septembre 1998 (APIC) La situation de l’Eglise gréco-catholique d’Ukraine et ses relations avec les orthodoxes est à l’ordre du jour de l’assemblée plénière de la Congrégation pour les Eglises orientales réunie actuellement à Rome. Une trentaine de cardinaux, de patriarches et d’évêques, ainsi qu’une quarantaine de consulteurs et d’experts participent aux travaux ouverts le 29 septembre et qui se prolongeront jusqu’au 2 octobre.

«La renaissance de l’Eglise gréco-catholique, sa liberté, son élan pastoral et sa coexistence tranquille et fraternelle avec les Eglises orthodoxes sont parmi les principaux points en discussion», a confirmé sur les ondes de Radio-Vatican le cardinal Achille Silvestrini, préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales.

Supprimée par le régime Stalinien en 1948 pour être intégrée de force à l’orthodoxie, l’Eglise gréco-catholique d’Ukraine est ressortie de la clandestinité en 1990. Forte de plusieurs millions de fidèles, surtout en Ukraine occidentale, elle a rétabli ses structures et réclame la restitution des biens confisqués. Les orthodoxes, eux-mêmes divisés en trois obédiences, voient souvent dans cette démarche un prosélytisme romain intolérable, au point de brouiller sérieusement les relations entre l’Eglise latine et l’orthodoxie.

Sur le terrain, après de nombreux coups de force de part et d’autre, la nécessité d’un «modus vivendi» se fait sentir. Reste à le définir…

Renforcer l’identité des Eglises orientales

Un autre point important, pour le cardinal Silvestrini, est de «renforcer l’identité» des Eglises catholiques de rite oriental, en particulier par la formation du clergé, «de façon à ce que, au cours de leurs études, les étudiants catholiques orientaux, également lorsqu’ils étudient dans les universités pontificales et les autres institutions latines, puissent bénéficier d’une préparation adéquate sur l’identité de leur rite. Afin d’être ensuite de bons enseignants et de bons guides pour leurs Eglises respectives». Un point repris lors de la conférence d’ouverture de l’assemblée.

Le cardinal Silvestrini souhaite en outre qu’un élan nouveau soit donné à la vie monastique, comme le pape le souhaite dans sa lettre «Orientale Lumen», en mentionnant l’origine orientale du monachisme. C’est un des éléments de l’élan évangélisateur.

Autre désir encore celui que l’Eglise latine s’engage à connaître et faire connaître davantage les catholiques d’orient. (apic/imed/mp)

20 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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