Benoît XVI invite l’école catholique à la rencontre des religions
Rome : Assemblée plénière de la Congrégation pour l’éducation catholique
Rome, 21 janvier 2007 (Apic) Dans un contexte de «mondialisation» et de «pluralisme» de plus en plus importants, Benoît XVI a invité les écoles catholiques à s’ouvrir à la «rencontre des religions et des cultures» dans une recherche de vérité.
Le 21 janvier 2008, Benoît XVI a reçu au Vatican les participants à l’Assemblée plénière de la Congrégation pour l’éducation catholique. Il a donné sa vision d’une école catholique ouverte. «L’école (.) doit s’interroger sur la mission qu’elle doit accomplir dans le contexte social actuel, marqué par une crise éducative évidente», a ainsi souligné Benoît XVI. A ses yeux, «l’école catholique, qui a comme mission première de former l’élève selon une vision anthropologique intégrale, tout en étant ouverte à tous et respectant l’identité de chacun, ne peut pas ne pas proposer sa propre perspective éducative, humaine et chrétienne».
Voilà donc un nouveau défi qui se pose, a poursuivi le pape, que la mondialisation et le pluralisme croissants rendent encore plus pointus : celui de la rencontre des religions et des cultures dans la recherche commune de la vérité, a ajouté le pape. A ses yeux, les hommes provenant de cultures diverses peuvent se parler, se comprendre au-delà des distances spatiales et temporelles, parce que dans le coeur de chaque personne se trouvent les mêmes grandes aspirations au bien, à la justice, à la vérité, à la vie et à l’amour, a-t-il continué.
Entre une rationalité « faussement libre » et les fondamentalismes
«Les disciplines ecclésiastiques, surtout la théologie, sont soumises aujourd’hui à de nouvelles interrogations, dans un monde tenté, d’une part par le rationalisme, qui suit une rationalité faussement libre et détachée de toute référence religieuse, et de l’autre par les fondamentalismes, qui falsifient l’essence véritable de la religion par leur incitation à la violence et au fanatisme», a aussi affirmé Benoît XVI.
Pour le pape, « l’atmosphère actuelle de la société, avec l’influence massive des medias et l’extension du phénomène de la mondialisation, a profondément changé ». C’est pourquoi il faut, pour la formation des futurs prêtres», offrir des orientations et des lieux utiles pour dialoguer avec les cultures contemporaines.
Benoît XVI a enfin souligné l’importance des sciences modernes pour renforcer et soutenir la «formation humaine et culturelle», alors que «certains facteurs sociaux déstabilisants présentés aujourd’hui dans le monde (par exemple la condition de tant de familles séparées, la crise éducative, la violence diffuse) rendent fragiles les nouvelles générations». (apic/imedia/ms/vb)



